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30.07.2008

"Freedom not fear" : Une mobilisation qui se propage pour la rentrée: à surveiller de très près


Communiqué: Appel à participation à la journée d'action internationale "Freedom not Fear".


Paris, le 27 juillet 2008

Constatant une dérive vers une société de surveillance où la liberté d'expression et d'information est menacée, les responsables de nombreuses organisations à travers le monde appellent à une journée d'action commune le 11 octobre 2008.

Manifestations, événements festifs, ateliers de travail... Chaque pays participera à sa façon à la journée d'action "Freedom not Fear 2008"[1]

En France, toujours plus d'organisations [2] préparent cette journée, et invitent les organisations attachées à la défense de la vie privée et de la liberté d'expression et d'information à participer à ce projet [3].

Seule une action à l'échelle mondiale peut désormais lutter contre le totalitarisme informationnel : De plus en plus de pays à travers le monde sont en train de rejoindre ce mouvement, qui doit encore se propager. Nous appelons tous ceux qui ont des contacts avec des militants de pays ne participant pas encore à les mettre en relation avec la coordination freedom not fear [4].


[1] https://wiki.vorratsdatenspeicherung.de/Freedom_Not_Fear_...
[2] Odebi, Big Brother Awards, Marsnet, Globenet, le Réseau RAIDH, Artisnotdead, Propagande.org, Wireless Marseille, contre-conference.net
[3]écrire à contactAThumanrights21.org ou http://www.humanrights21.org/?page_id=21
[4] https://wiki.vorratsdatenspeicherung.de/Freedom_Not_Fear_...

 

Appel international:
Journée internationale d'action du 11 octobre 2008 "Freedom not fear - Stop the surveillance mania !"

 

Une large coalition de collectifs et d'organisations vous appelle tous à rejoindre l'action organisée contre la surveillance excessive des gouvernements et des multinationales.

Le 11 octobre 2008, dans de nombreux pays, des gens vont descendre dans la rue avec comme mot d'ordre « Freedom not fear 2008 » . Des actions pacifiques et créatives, du défilé à la teuf, auront lieu dans un grand nombre de capitales européennes.

La surveillance-mania se propage à grands pas. Les gouvernements et les multinationales enregistrent, surveillent et contrôlent nos faits et gestes de manière toujours plus systématique. Quoi que nous fassions, quoi que nous disions ou à qui nous téléphonions, où que nous allions, quels que soient nos amis, ou nos centres d'intérêts, ou les groupes auxquels nous appartenons, le gouvernement  « big brother » et les entreprises « little brothers » en savent de plus en plus sur nous.

Les atteintes à la vie privée et à la  confidentialité qui en résultent remettent en cause la liberté de religion, la liberté d'expression, mais aussi le secret professionnel des médecins, des services sociaux, des avocats et des journalistes.

L'agenda des multiples réformes du secteur de la sécurité révèle la convergence de la police, des agences de renseignement et du militaire, menaçant de faire disparaitre la séparation et l'équilibre des pouvoirs.

Utilisant des méthodes de surveillance de masse, la coopération sans frontières des militaires, des services de renseignement et des autorités policières mène tout droit à de nouvelles frontières et de nouveaux murs, construisant ainsi de véritables forteresses en Europe et sur d'autres continents, visant directement les réfugiés, les gens "différents" mais également les militants et activistes politiques, les pauvres et les déshérités, ou encore les supporters sportifs.

Se sentant constamment épiés et surveillés, les gens ne peuvent plus défendre librement leurs droits ni lutter pour une société plus juste. La surveillance massive devient une menace pour l'avenir de nos sociétés libres et démocratiques. Elle met également en danger le travail et l'engagement des associations civiles.

De plus, la surveillance, la méfiance et la peur transforment progressivement notre société en un troupeau de consommateurs qui n'auraient "rien à cacher" dans une vaine illusion de sécurité totale ? Ils devraient être prêts à abandonner leurs libertés. Nous ne voulons pas d'une telle société !

Nous pensons que le respect de la vie privée est une part essentielle de la dignité humaine. Une société libre et ouverte ne peut exister sans une communication et des espaces inconditionnellement privés.

Le traçage et le fichage électronique systématiques de toute la population sont loin de nous protéger du crime. Ils coûtent des milliards d'euros et portent atteinte à la vie privée de citoyens innocents.

Sous le règne de la peur, et d'une sur-activité aveugle, les mesures de sécurité ciblées et pérénisées s'avèrent inefficaces, alors que dans le même temps, on omet de résoudre les problèmes quotidiens de la population, tels que le chômage et la pauvreté.

Afin de protester contre la sécuritaro-mania et la surveillance excessive, nous descendrons dans les rues des grandes villes de nombreux pays le 11 octobre 2008. Nous vous appelons tous à vous joindre à cette protestation pacifique. Les politiciens doivent comprendre que nous sommes prêts à descendre dans la rue pour défendre nos libertés.

Vous pouvez trouver les dernières informations sur les différentes manifestations et la liste des villes participantes sur:
http://wiki.vorratsdatenspeicherung.de/Freedom_Not_Fear_2008.


Nos demandes

1. Réduction de la surveillance

     * Suppression de la conservation généralisée des logs de nos télécommunications (rétention de données).
     * Abolir la collecte généralisée de nos données biométriques.
     * Abolir la collecte généralisée de nos données génétiques.
     * Supprimer la vidéosurveillance permanente et les techniques de détection automatique.
     * Supprimer le financement pour le développement de nouvelles techniques de surveillance.
     * Pas d'enregistrement généralisé de tous les voyageurs aériens (données PNR).
     * Pas d'échange d'informations avec les États-Unis et autres États qui n'ont pas de protection efficace des données.
     * Pas d'espionnage de nos ordinateurs, à distance ou non.
     * Pas de surveillance et de filtrage des communications Internet (Paquet Télécoms UE).

2. Evaluation des moyens de surveillance existants

Nous appelons à un examen indépendant de tous les moyens de surveillance quant à leur efficacité et leurs effets secondaires préjudiciables.


3. Moratoire pour les nouveaux moyens de surveillance

Après l'armement des pays de ces dernières années, nous demandons le gel immédiat des nouvelles lois sécuritaires, qui restreignent les libertés civiles.

4. Garantie de la liberté d'expression, de dialogue et d'information sur l'Internet

     * Interdire le déploiement de technologies de filtrage sur les infrastructures réseaux des FAI.
     * Garantir que seul le juge indépendant et impartial puisse déclarer un contenu illicite et demander son retrait d'un site web.
     * Créer un véritable droit de citation multimédia, aujourd'hui indispensable au débat public dans les démocraties.
     * Garantir la protection des lieux communs d'information, de dialogue, et  d'expression sur internet( sites participatifs , forums, blogs) aujourd'hui menacés par des lois inadaptées et qui poussent à l'auto-censure ("chilling effect")

 


Release: Call for participation in the international action day "Freedom not Fear".



Paris, July 27, 2008

Noting a drift toward a surveillance society where freedom of expression and information is threatened, officials of many organizations throughout the world call for an action day on October 11, 2008.

Protest marches, festive events, workshops ... Each country will participate in its own way to the action day "Freedom not Fear 2008" [1]

In France, more and more organizations [2] prepare this day, and invites organizations defending privacy and freedom of expression and information to participate in this project [3]

Only a worlwide action can now fight against informational totalitarianism : More and more countries around the world are now joining this movement, which has yet to spread. We call all those who have contacts with activists of countries not yet participating to invite them to contact the Freedom not Fear coordination  [4].


[1] https:// wiki.vorratsdatenspeicherung.de/Freedom_Not_Fear_2008
[2] Odebi, Big Brother Awards, Marsnet, Globenet, the RAIDH Network, Artisnotdead, Propagande.org, Wireless Marseille, contre-conference.net
[3] email contactAThumanrights21.org or http://www.humanrights21.org/?page_id=21
[4] https://wiki.vorratsdatenspeicherung.de/Freedom_Not_Fear_...

 

 

International joint call:
International Action Day "Freedom not fear - Stop the surveillance mania!" on 11 October 2008


A broad movement of campaigners and organizations is calling on everybody to join action against excessive surveillance by governments and businesses. On 11 October 2008, concerned people in many countries will take to the streets, the motto being "Freedom not fear 2008". Peaceful and creative action, from protest marches to parties, will take place in many capital cities.

Surveillance mania is spreading. Governments and businesses register, monitor and control our behaviour ever more thoroughly. No matter what we do, who we phone and talk to, where we go, whom we are friends with, what our interests are, which groups we participate in - "big brother" government and "little brothers" in business know it more and more thoroughly.

The resulting lack of privacy and confidentiality is putting at risk the freedom of confession, the freedom of speech as well as the work of doctors, helplines, lawyers and journalists.

The manifold agenda of security sector reform encompasses the convergence of police, intelligence agencies and the military, threatening to melt down the division and balance of powers.

Using methods of mass surveillance, the borderless cooperation of the military, intelligence services and police authorities is leading towards new borders and walls, thus building true "Fortresses" in Europe and on other continents, directed against refugees and different-looking people but also affecting, for example, political activists, the poor and under-priviledged, and sports fans.

People who constantly feel watched and under surveillance cannot freely and courageously stand up for their rights and for a just society. Mass surveillance is thereby threatening the fabric of a democratic and open society.

Mass surveillance is also endangering the work and commitment of civil society organizations.

Surveillance, distrust and fear are gradually transforming our society into one of uncritical consumers who have "nothing to hide" and - in a vain attempt to achieve total security - are prepared to give up their freedoms. We do not want to live in such a society!

We believe the respect for our privacy to be an important part of our human dignity. A free and open society cannot exist without unconditionally private spaces and communications.

The increasing electronic registration and surveillance of the entire population does not make us any safer from crime, costs millions of Euros and puts the privacy of innocent citizens at risk. Under the reign of fear and blind actionism, targeted and sustained security measures fall by the wayside, as well as tackling peoples' actual daily problems such as unemployment and poverty.

In order to protest against security mania and excessive surveillance we will take to the streets in capital cities all in many countries on 11 October 2008. We call on everybody to join our peaceful protest. Politicians are to see that we are willing to take to the streets for the protection of our liberties.

You can find the latest information on the protest marches and the list of participating cities at our website: http://wiki.vorratsdatenspeicherung.de/Freedom_Not_Fear_2008.


Our demands

1. Cutback on surveillance

    * abolish the blanket logging of our communications and locations (data retention)
    * abolish the blanket collection of our biometric data as well as RFID passports
    * abolish the blanket collection of genetic data
    * abolish permanent CCTV camera surveillance and automatic detection techniques
    * scrap funding for the development of new surveillance techniques
    * no blanket registration of all air travellers (PNR data)
    * no information exchange with the US and other states lacking effective data protection
    * no secret searches of private computer systems, neither online nor offline
    * no blanket surveillance and filtering of internet communications (EU Telecoms-Package)

2. Evaluation of existing surveillance powers

We call for an independent review of all existing surveillance powers as to their effectiveness and harmful side-effects.

3. Moratorium for new surveillance powers

After the homeland armament of the past few years we demand an immediate hold to new homeland security laws that further restrict civil liberties.

4. Guaranteeing freedom of expression, dialogue and information on the Internet

    * Ban the installation of filtering infrastructure on ISP networks.
    * Only independent and impartial judges may request the removal of Internet content.
    * Create a full right to quote multimedia, today indispensable to public debate in democracies.
    * Protect common internet places of expression (participatory sites, forums, comments on blogs) today threatened by inadequate laws encouraging self-censorship (chilling effect)

11.04.2008

Rejet de la riposte graduée : Albanel persiste et signe

Selon numérama, le cabinet de la ministre de la culture viendrait d'affirmer ne pas avoir l'intention de retirer le projet de loi "riposte graduée" :

 

"Le projet de loi Hadopi qui doit mettre en place la riposte graduée en France sera bien présenté au conseil des ministres d'ici la fin du mois de mai, assure à Numerama le cabinet de la ministre de la Culture Christine Albanel." 

La ministre semble par ailleurs remettre en question l'avis du parlement sur le désabonnement des interanutes:"le cabinet de Christine Albanel n'a "pas franchement le sentiment" que la suspension de l'accès à Internet après deux avertissements de nature préventive soit une violation des droits de l'homme. Il rappelle, en outre, qu'un rapport voté par le Parlement européen n'a aucune force contraignante sur le plan juridique."

 La balle est donc maintenant dans le camp du premier ministre: s'il avalisait la position du ministère de la culture, la France pourrait connaître des débats aussi houleux que lors de l'examen de la loi DADVSI.

 

Rejet de la riposte graduée par le Parlement européen: réaction de la Ligue ODEBI

Communiqué Odebi 11-04-2008: Rejet de la riposte graduée par le Parlement européen: le gouvernement doit retirer le projet de loi Olivennes

En votant l'amendement 22bis au rapport de la commission CULT sur les industries culturelles lors de la séance plénière du 10 avril dernier, les députés européens ont clairement rejeté l'idée du désabonnement des internautes soupçonnés de téléchargement.

Odebi avait déjà dénoncé cette mesure disproportionnée, privant complètement d'accès à la société de l'information des familles entières, et ce, sans intervention d'un juge indépendant et impartial.

En rejetant ce type de mesure, le Parlement européen a affirmé que la "lutte contre le piratage" ne peut pas se faire à n'importe quel prix dans une démocratie, d'une part.

Mais il a aussi d'autre part protégé les créateurs, ainsi que tous les acteurs économiques de l'internet: une répression de masse basée sur le désabonnement ne peut que nuire aux intérêts économiques de ces acteurs, et encore plus aux industries culturelles qui n'auraient rien à y gagner, si ce n'est de perdre définitivement des clients.

La Ligue Odebi invite le gouvernement français à ne pas s'isoler, et à suivre la position réaliste et équilibrée des eurodéputés. Le ministère de la culture doit retirer le projet de loi Olivennes qui devait être déposé le mois prochain: le coeur même de ce projet étant basé sur le désabonnement des internautes, la nécessaire prise en compte de la décision des représentants élus par un demi-milliard de citoyens européens ne peut que le vider de sa substance.

Par ailleurs, l'amendement Heaton Harris à ce même rapport Bono ayant été rejeté, alors qu'il préconisait le désabonnement des internautes et le filtrage du réseau, le gouvernement doit aussi faire cesser les expérimentations de filtrage prévus par les accords Olivennes.

Le déploiement à grande échelle de systèmes de filtrage sur le réseau français serait dangereux pour la démocratie, comme cela est clairement illustré par l'actualité sino-tibétaine.

Rejet de la riposte graduée par le Parlement européen: réaction du PPF

PPF-CH 11/04/2008

Les eurodéputés ont voté contre le principe de la loi FNAC-Olivennes


Nous prenons acte du rejet par les eurodéputés des mesures répressives prévues par la mission FDI/FNAC/Olivennes.

Cette mission destinée à déterminer comment filtrer et désabonner les utilisateurs était dirigée par le PDG de la FNAC: ses conclusions sont donc entachées par un conflit d'intérêt majeur. La Présidente du FDI (forum des droits sur internet), association de "corégulation" et donc censée être indépendante, avait aussi accepté de participer à cette mission: ce faisant, elle a accepté de facto l'idée même du filtrage et des désabonnements.
Nous conseillons aux quelques associations citoyennes encore présentes au sein de cette structure de la quitter au plus vite, surtout après les conditions obscures ayant mené à la ré-élection pour un troisième mandat consécutif de sa présidente.....

La mission FDI/FNAC/Olivennes a donc mené à la signature d'accords entre les FAI, les industriels de la culture, et le gouvernement, avec deux conséquences: le début immédiat de la collaboration des FAI avec le gouvernement actuel à la mise en place de cette répression de masse par l'expérimentation du filtrage, et l'annonce d'un projet de loi devant instaurer la riposte graduée (désabonnement des utilisateurs, y compris du téléphone et de la télévision, tout en continuant à payer les abonnements).

Nous demandons à Christine Albanel de retirer son projet de loi, dont le principe même vient d'être clairement rejeté par le Parlement Européen.
Nous demandons aussi aux fournisseurs d'accès de cesser immédiatement toute expérimentation de filtrage au service des lobbies culturels.

Nous rappelons au SNEP, dont un représentant vient de critiquer la décision du Parlement Européen, qu'il n'a eu que ce qu'il méritait: Nous avons été alertés il y a plusieurs semaines des pressions exercées par son lobby au niveau européen.
Une première conséquence a été le rejet par la commission Bono des amendements ultra-répressifs de Heaton-Harris (filtrage, et désabonnement).
Une deuxième conséquence a été le dépôt de l'amendement Rocard, qui est aujourd'hui voté.
Si ce lobby continue dans sa voie actuelle, il doit savoir que cela pourrait avoir un coût certain.

Nous remercions toutes les organisations qui ont su oeuvrer à la résistance au lobbying des industries culturelles, et appelons les utilisateurs à commencer à se préparer à une mobilisation dans le cas où le gouvernement ne retirerait pas son texte.

03.10.2007

Filtrage Frattini : La réaction se propage partout dans le monde

Après les réactions allemandes, italiennes et françaises, c'est au tour des partis pirates d'Allemagne, d'Espagne, du Royaume Uni, de Suède, d'Autriche, de Pologne, du Chili, de Hollande, et des Etats-Unis de dénoncer le projet de censure et de filtrage du net par le biais d'un communiqué commun:

 

"For immediate release
October 03 2007


Global Pirate Parties Decline Censorship in the Fight Against Terrorism

PRESS RELEASE OF THE PIRATE PARTIES OF Germany, Spain, UK, Sweden, Austria, Poland, Chili the Netherlands, and the United States.


EU Justice and Security Commissioner Franco Frattini's resently released plans to enact censorship in
the name of counter-terrorism. Using or searching for dangerous words like "bomb, kill, genocide and
terrorism" would be filtered. Circumvention would be made punishable offences. For many European
nations this is would be the biggest change in laws regarding freedom of expression and freedom of
information. This is something that the members of Pirate Party International (PPI) strenuously object
to.
“As experience shows, Internet filtering, blocking and censoring is easily circumvented by those that
wish to do so,” says Florian Hufsky, Chairman of the Piratenpartei Österreich. “The filters Frattini
warmly advocate will not have the intended effect. Instead, it's a tyrannical attempt to curtail useful
knowledge from the general public on par with policies of China, Saudi Arabia and North Korea.
Thus, whilst ineffective as a measure, it is a strong deviation from the principles of the open society.”
The Pirate Parties of the world strongly oppose this threat to freedom and democratic
foundations.
A Global Reaction
Pirate Parties have formed in many nations across the world over the past two years. Fighting for civil
rights online, they have gained support among the younger generation.
“The instructions that Frattini wishes civilians be barred from are lessons of basic chemistry,” says
Jens Seipenbusch, leader of Piratenpartei Deutschland. “An average university student will have
enough knowledge to make a bomb after the first semester, in some countries even earlier. As recent
arrests in Germany have made clear, this appalling anti-terrorism frenzy does not only strike against
people who are harmful but also students, researchers, and protesters.” Is Frattini willing to sacrifice
our well-earned democracy?" 

Commissioner Franttini has stated that the citizens' rights are fundamental, but in some cases they have
to be weighed against each other. But the Pirate Parties are not satisfied.
“Either it is fundamental or it isn't!” States Błażej Kaczorowski, founder of Partia Piratów in Poland.
“You can not both have the cake and eat it! This is just Orwellian doublespeak, this is something you
would have expected here in the 80's. But we have a democracy now, and we demand to be treated like
citizens!”
The Values of Open Society are Our Best Weapon
According to Europol statistics as of spring 2007, there was one confirmed islamist terrorist attack in
Europe last year. With arrests at more than 200 islamist terrorist suspects in 2006 alone, the European
police forces has proved to treat this seriously. Is this not just proof that the hard line is working?
“It is proof of something, but not that we need censorship,” Leon Burg from Piratenpartij Nederland
adds. “From this, we can hardly deduce that we would currently have too little efficiency. In the past,
openly thinking about possible attacks has been proven as an efficient strategy to prevent - only the
unthinkable can not be fought.”
“Has not the recent success of German police forces to completely stop the recently uncovered bomb
group proven that old fashioned police work is the best way?” Jens Seipenbusch, chairman of
Piratenpartei Deutschland asks. He continues, “the open society and its values of freedom and
tolerance is our best weapon against violent groups. We disagree with the call for a stronger police
state, and urge to keep in mind the low rates of crime, which are decreasing over the last decades.
Instead we request refocusing on the values of freedom and equality and strengthened citizens' rights.
The values of open society tore down the Berlin wall and united my country, to yield them now would
be insane.”
“The European Pirate Parties will not tolerate the destruction of European values dating back to the
Enlightenment, for which generations have fought and bled,” says Rick Falkvinge, leader of the
Swedish Piratpartiet. “We also urge the media and serious journalists to not be a part of the spin
campaign. Terror is being construed as the major threat of the 21st century, blinding us to the true
problems. The current direction of the Commission requires us, as citizens of Europe and of the world,
to stand up and raise our voice. We disagree with the decay of our law culture. We disagree with the
dismantling of democracy. We disagree with the culture of fear getting precedence over the open
society, and we urge as many as possible to join their voices in this dissent.”
“Finally, we demand that politicians stop associating terrorism with bombs and attacks,” says Andrew
Norton, interim Chairman of the Pirate Party of the US. “Such actions are a means to an end, they are
not the end itself. The point of terrorism isn't to explode bombs, it's to create fear, undermine public
confidence and narrow the way of life for the ordinary citizen. Plans such as the commissioner's are
not preventing terrorism, they are helping terrorists to achieve their real objectives. In effect, by these
actions, the commissioner becomes the terrorist.”
As dictatorships around the world are finding out, censorship does not work on the internet. The very
design principle behind it was that large sections can not be roped off, or blocked from access easily.

Back in 1993, John Gilmore, a noted computer science innovator, said “The Internet interprets
censorship as damage and routes around it.” and yet fourteen years later, people still do not understand
this.


Signatories


Florian Hufsky, Chairman, Piratenpartei Österreichs (Austria)
Enrique Herrera Noya, National Coordinator, Partido Pirata Chile (Chili)
Jens Seipenbusch, Chairman of Piratenpartei Deutschland (Germany)
Leon Burg, Coordinator, Piratenpartij Nederland (Netherlands)
Błażej Kaczorowski, Founder and Program Writing Coordinator of Partia Piratów (Poland)
Carlos Ayala, Chairman of the Partido Pirata National Board (Spain)
Rick Falkvinge, Party Leader, Piratpartiet (Sweden)
Peter Liddell, Central Committee, Pirate Party of the United Kingdom (UK)
Andrew Norton, Interim Chairman of The Pirate Party of the United States (USA)
About the PPI
The PPI is composed of members of the various Pirate Parties around the world. It's aim is to
encourage information sharing, and solidarity, as well as foster international communication and
friendship. Additionally, it also acts as a starting ground for potential Pirate Parties in countries
currently without one. Currently, 27 countries have some sort of representation in PPI, with the number
expected to grow.


###

 


For More Information please visit
The PPI http://www.pp-international.net
Piratenpartei Österreichs http://www.ppoe.or.at
Partido Pirata Chile http://www.partidopirata.cl
Piratenpartei Deutschland http://www.piratenpartei.de
Piratenpartij Nederland http://www.piratenpartij.nl
Partia Piratów http://www.partiapiratow.org.pl
Partido Pirata (España) http://partidopirata.es
Piratpartiet http://www.piratpartiet.se
Pirate Party of the United Kingdom http://www.piratepartyuk.org
The Pirate Party of the United States http://www.pirate-party.us

Franco Frattini : Réactions allemandes, françaises et italiennes au projet de filtrage des sites et des moteurs de recherche

Les déclarations du commissaire européen Franco Frattini provoquent la colère d'associations de défense des libertés civiles en France et en Italie.

Dans son communiqué du 11 septembre l'ALCEI (Electronic Frontiers Italy) fustigeait les déclarations de Franco Frattini, qui projette de faire filtrer, voire d'interdire l'usage, de certains mots sur internet, à des fins de lutte anti-tedrroriste : "We are concerned – but unfortunately not surprised – by EU Commissioner Frattini’s proposal to impose selective censorship on words used on the internet. «I do intend» – said Mr. Frattini to Reuters on September 10, 2007 – «to carry out a clear exploring exercise with the private sector … on how it may be possible to use technology to prevent people from using or searching dangerous words like bomb, kill, genocide or terrorism».

Mr. Frattini’s suggestion is unacceptable, extremely dangerous and a serious threat against free speech. The “internet-teaches-how-to-make bombs” nonsense has been around since the net’s early years. Along with “copyright infringements” and misrepresented child protection urges – as ALCEI denounced over ten years ago. The “internet-bomb” issue has always been one of the excuses to invoke censorship and repression."[1]

Ces propos ont été complétés lors d'une réunion informelle entre le commissaire européen et les ministres européens de l'intérieur et de la justice à Lisbonne le  1er octobre, ce qui en France, a fait réagir la Ligue Odebi :"Il serait proposé de “fermer” des sites pouvant contenir par exemple des instructions permettant la réalisation de bombes.
Michèle Alliot-Marie s’est déclarée personnellement favorable à ces mesures.
Pour la Ligue Odebi, cette politique est irréaliste, et dangereuse pour les libertés individuelles : cela mènerait nécessairement à imposer aux FAI européens de filtrer le net aux frontières de l’Union Européenne.
" [2]

Reuters indiquait par ailleurs que les réactions déclenchées sur les blogs et dans les médias allemands avaient contraint Franco Frattini à renoncer au filtrage des moteurs de recherche : "This prompted strong reactions in the German media and on blogs, where some Internet users accused Frattini of wanting to censor the Web. The Commissioner backed off on Monday, saying he would propose deleting some Web sites, not censoring searches."[3]

[1]

 Le communiqué d'ALCEI :

 

Repression and censorship. The ghost is still around in Italy and in Europe. A distressing statement by European commissioner Frattini leads to a devastating form of censorship: the prohibition of words or concepts. The way is open for punishing who dares to “think” too much.

We are concerned – but unfortunately not surprised – by EU Commissioner Frattini’s proposal to impose selective censorship on words used on the internet. «I do intend» – said Mr. Frattini to Reuters on September 10, 2007 – «to carry out a clear exploring exercise with the private sector … on how it may be possible to use technology to prevent people from using or searching dangerous words like bomb, kill, genocide or terrorism».

Mr. Frattini’s suggestion is unacceptable, extremely dangerous and a serious threat against free speech. The “internet-teaches-how-to-make bombs” nonsense has been around since the net’s early years. Along with “copyright infringements” and misrepresented child protection urges – as ALCEI denounced over ten years ago. The “internet-bomb” issue has always been one of the excuses to invoke censorship and repression.

It is obvious – and largely proven by facts – that “filtering” or “prohibiting” words or concepts is totally useless against criminals, while it turns into a weapon to kill freedom of information and expression. Preventing all citizens from discussing controversial topics doesn’t reduce violence, murder or terrorism.

Commissioner Frattini’s position is not the only example. It is just one of many “waves” of a progressive and continuous process of violating civil liberties with the excuse of vaguely identified “ethical principles”. As is proven, for instance, by the serious concerns raised by the Italian Ministry of Communication’s request to ISPs – with a total lack of legal grounds – to block access to a German-hosted website whose contents were, indeed, awful and unacceptable – but that should be fought with the weapons of culture and criticism and not with a furious and fanatic repression that turns the monsters into victims.

We can hope, maybe, that these uncooth statements will be corrected by some dose of common sense in European and Italian authorities. But the sheer fact that they are publicly announced is a worrying symptom.

Once again, the warnings that ALCEI has been issuing for thirteen years are proven to be true. The situation, over time, is getting worse. That plans for censorship and repression are now so bluntly revealed shows that there is a real state of emergency for civil liberties in Italy – and in Europe.

[2]

 Le communiqué de la Ligue Odebi :

Ce premier octobre, le Vice-président de la Commission Européenne chargé des affaires relevant du domaine de la “Liberté, Sécurité et Justice” a fait des propositions destinées à renforcer la lutte anti-terroriste aux ministres européens de la justice et de l’intérieur.

Il serait proposé de “fermer” des sites pouvant contenir par exemple des instructions permettant la réalisation de bombes. [1]

Michèle Alliot-Marie s’est déclarée personnellement favorable à ces mesures.

Pour la Ligue Odebi, cette politique est irréaliste, et dangereuse pour les libertés individuelles : cela mènerait nécessairement à imposer aux FAI européens de filtrer le net aux frontières de l’Union Européenne.

Le Vice-président Frattini avait par ailleurs déclaré [2] le 10 septembre dernier qu’il avait ” la ferme intention d’entreprendre une étude avec le secteur privé (…) sur les moyens technologiques d’empêcher des gens d’utiliser et de chercher des mots dangereux comme ‘bombe’, ‘tuer’, ‘génocide’ ou ‘terrorisme’” : Si demander aux moteurs de recherche de filtrer certaines expressions est techniquement possible, on voit assez mal comment Franco Frattini peut espérer -techniquement- empêcher les internautes (voire les journalistes) d’utiliser certains mots. Sur le fond, au-delà de l’aspect technique- la volonté de prohiber l’usage de certains mots relève d’un obscurantisme d’un autre âge.

La politique européenne en matière de lutte anti-terroriste prend une tournure inquiétante : des déclarations particulièrement décompléxées font même ouvertement référence à la Chine. Ainsi, dès juillet dernier un porte-parole de la commission, interpellé sur le filtrage aux frontières de l’Union Européenne, déclarait : “You always need a provider here that gives you access to websites. They can decide technically which websites to allow. Otherwise, how would China block internet sites? There are no technological obstacles, only legal ones.” [3]

Odebi s’oppose totalement à toute mesure législative imposant aux FAI ou aux moteurs de recherche de filtrer des contenus : La mise en oeuvre technique de tels procédés -par ailleurs contournables- constitue à terme une menace pour la démocratie.

[1]
http://uk.reuters.com/article/internetNews/idUKL019033132...
http://www.dw-world.de/dw/article/0,2144,2804465,00.html

[2]
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-95361...

[3]
The European Commission (EC) has announced plans to frustrate terrorism by suppressing online guides on bomb-making.

“It should simply not be possible to leave people free to instruct other people on the internet on how to make a bomb – that has nothing to do with freedom of expression,” EC vice president Franco Frattini said yesterday.
Mr Frattini is “responsible for Freedom, Security and Justice.”

When asked how the EC planned to suppress web bomb manufacture instructions hosted outside EU borders, it appeared that officials planned to act at the level of ISPs in Europe.

The Times quoted a commission spokesman as saying: “You always need a provider here that gives you access to websites. They can decide technically which websites to allow. Otherwise, how would China block internet sites? There are no technological obstacles, only legal ones.”

http://www.theregister.co.uk/2007/07/04/ec_frattini_web_t...

 

 

[3] http://uk.reuters.com/article/internetNews/idUKL019033132...

25.09.2007

Regroupement de l'AFA, AFORST et AFOM au sein de la FFT : Réaction des internautes

La Ligue Odebi n'a pas tardé à réagir à l'annonce du regroupement de ces associations professionnelles. Deux sujets semblent pour l'heure préoccuper l'association : le dividende numérique, et la mission Olivennes.

Le communiqué que vient de diffuser Odebi:

Création de la FFT : La Ligue Odebi sera attentive aux positions soutenues par ce super-lobby

L'AFA, l'AFORST, et l'AFOM viennent de créer une structure fédérale : la FFT[1]. Free, qui avait quitté l'AFA rejoint cette initiative. L'AFA comptait pour sa part deux nouveaux membres : Darty[2], et Google[3].

Cette structure de lobbying est présentée par son Président, Franck Esser, comme devant permettre de "privilégier la concertation avec les pouvoirs publics et la société civile, dans le cadre d'un dialogue constructif."

La Ligue ODEBI, qui est ouverte à un dialogue constructif, tient à faire savoir à cette nouvelle structure qu'elle ne peut espérer défendre efficacement les intérêts de ses membres si elle se contente d'une approche uniquement technique et commerciale, en ignorant les attentes du public, en particulier en matière de libertés individuelles, ou en méconnaissant la dimension sociétale des problématiques qu'elle doit aborder.

Concernant la concertation avec les pouvoirs publics, la création de cette structure devrait inciter le PDG de la FNAC à être moins avare d'auditions dans le cadre de sa mission de collaboration avec le Ministère de la culture, mission destinée à organiser la répression de masse des échanges de pair à pair[4]. "Nous serons attentifs aux positions de la FFT, et de chacun de ses membres" a indiqué Jean-Guy Vincent. Pour le délégué de la Ligue : "Les fournisseurs qui à l'instar de Neuf, se rangent au côté des majors pour mettre en oeuvre cette répression de masse font une lourde erreur commerciale, tout comme le PDG de la FNAC va inéluctablement nuire à l'image commerciale de la FNAC en confondant business et politique."[5]

La Ligue sera aussi attentive aux positions de la FFT sur le dividende numérique. Sur ce point, ODEBI dénonce l'attitude du secteur audiovisuel qui se comporte en propriétaire des fréquences, qui sont un bien public[6]. Il serait souhaitable que le chef de l'état fasse comprendre au Ministère de la Culture que ces fréquences dorées doivent être utilisées pour le développement du très haut-débit, comme le souligne l'AVICA[7]. L'aménagement numérique du territoire doit permettre à tous d'accéder à la citoyenneté numérique: Cette exigence d'égalité prime de façon incontestable sur les intérêts commerciaux de telle ou telle industrie et sur la volonté du lobby audiovisuel de s'accaparer des ressources qui ne lui appartiennent pas pour développer des services d'un autre âge.


[1] "La Fédération Française des Télécommunications et des Communications Electroniques (FFT) vient de voir le jour. L'Afa (Association des fournisseurs d'accès et de services Internet), l'Afom (Association française des opérateurs mobiles), l'Aforst (Association française des opérateurs de réseaux et de services de télécommunications)... Tout ce que la France compte d'opérateurs et de fournisseurs d'accès semble avoir décidé de joindre leurs forces au sein de la FFT. Même Iliad (dont la filiale Free avait discrètement quitté l'Afa au lancement des offres ADSL en 2002) est présent aux côtés de Bouygues Télécom, Colt, France Telecom, Neuf Cegetel, Numéricable et SFR." http://www.vnunet.fr/fr/vnunet/news/2007/09/24/op-rateurs...

"Cette initiative « constitue un signe fort et clair de la volonté des différents acteurs des télécommunications et des communications électroniques de privilégier la concertation avec les pouvoirs publics et la société civile, dans le cadre d'un dialogue constructif », souligne Franck Esser." http://www.zdnet.fr/actualites/telecoms/0,39040748,393736...

[2] http://www.afa-france.com/p_20070326.html

[3] http://www.afa-france.com/p_20070208.html

[4] Mission Olivennes: le PDG de la FNAC chargé de changer les FAI en mercenaires des majors http://www.odebi.org/new2/?p=439

Quand la ministre de la Culture ment dans l’arrière-boutique de la FNAC
http://stopdrm.info/index.php?2007/09/18/136

Lettre ouverte à Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication. http://stopdrm.info/index.php?2007/09/18/139-lettre-ouver...

[5] P2P : Neuf Cegetel favorable aux pièges à souris et aux amendes http://www.ratiatum.com/breve5671_P2P_Neuf_Cegetel_favora...

Piratage : un nouvel allié pour l'approche radar, Neuf Cegetel [6] "Or, pour le moment, la ministre de la Culture défend la position du CSA, qui entend conserver les fréquences libérées dans la sphère audiovisuelle." http://www.maire-info.com/article.asp?param=8775&PARA...

"Les acteurs de l'audiovisuel souhaiteraient utiliser ces nouvelles ressources pour enrichir la qualité de l'offre, via la généralisation de la haute définition, et augmenter le nombre de programmes. Or plus de 29 programmes nationaux sont déjà disponibles et 25 chaînes locales supplémentaires vont bientôt être attribuées." http://www.lesechos.fr/info/analyses/4625228.htm

[7] AVICA : Dividende numérique : priorité au très haut débit
"On peut utiliser une fréquence hertzienne pour rendre du temps de cerveau humain largement plus disponible à la publicité grâce à la haute définition ou bien pour développer un réseau de communications électroniques qui permette à ces mêmes cerveaux d’un territoire d’échanger avec le monde entier."
http://www.avicca.org/Dividende-numerique-priorite-au.html

20.09.2007

Un mail d'appel à la délation relance la polémique du fichier Base élèves

Lundi 17 dans la matinée, l'Inspection Académique du Haut-Rhin a envoyé un mail aux directeurs d'établissement, leur demandant de signaler les élèves sans papier.

Contenu du mail :

"Mesdames et Messieurs les Directeurs,
Avez-vous connaissance de scolarisation d'élèves "sans papier" dans votre établissement ?
Dans l'affirmative, veuillez nous le faire savoir dans la journée par e-mel ou par téléphone au 03 89 21 56 ** ou 03 89 21 56 **. En vous remerciant.
DVS/3"

De nombreuses réactions des enseignants et parents d'élèves ont mené Xavier Darcos à réagir. Une dépêche AP rapporte la réaction de Xavier Darcos: ""Evidemment, il n'y a de la part de personne la volonté d'identifier les élèves qui dépendent de familles immigrées. J'ai dit à l'inspecteur d'académie que je ne lui conseillais pas de renouveler l'expérience", a dit le ministre de l'Education nationale mercredi à l'issue du conseil des ministres.

L'inspecteur d'académie du Haut-Rhin est convoqué jeudi à Paris par M. Darcos, précisait-on par ailleurs au ministère de l'Education.

 Pour lemonde.fr, cet appel à la délation relance la polémique déclenchée par  le projet de généralisation du  fichage des élèves : "l'incident ravive la contestation liée à la mise en place du nouveau fichier "Base élèves" de l'éducation nationale. Ce fichier, déclaré à la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) en décembre 2004, expérimenté depuis dans une vingtaine de départements, est en cours de généralisation.

Il doit être opérationnel dans les écoles à la rentrée 2009. Sa vocation est de rassembler les données individuelles (état civil, domicile, famille et suivi de scolarisation) de tous les élèves, de la maternelle au CM2. Chacun sera doté d'un "identifiant national". Des informations sensibles sont prévues - la nationalité de l'enfant et, de manière facultative, la date d'arrivée en France de ses parents, sa culture d'origine et la langue parlée à la maison. Le fichier doit permettre le partage d'informations entre directions d'école, mairies, inspections de circonscription et inspections académiques.

Ses opposants, dont les associations de défense de sans-papiers, ont lancé des appels au boycott.
"

 

Sources, articles  liés:

L'inspection académique du Haut-Rhin envoie une note demandant de "recenser" les élèves sans-papiers 

 Quand un mail appelle à la délation des élèves sans papiers

"Le personnel éducatif n'a pas à jouer les auxiliaires de police" 

L'éducation nationale généralise son fichier national des élèves du primaire

Haut-Rhin: tollé après une demande de recensement des élèves sans-papiers

Base élèves : premier maillon du fichage républicain

Voir le dossier base élève sur ensemblesnuipp : Base élèves: tour d’horizon

Une directrice d'école maternelle : "Ma mission n'est pas de devenir un auxiliaire de police ou d'état civil"  

Le fichier des écoles primaires suscite des inquiétudes avant sa généralisation à la rentrée

Note d’information FCPE : Base élèves : attention ! 

18.09.2007

La Mission Olivennes provoque de vives réactions

La mission Olivennes s'annonce-telle comme le catalyseur de la net-rentrée? Après Odebi, le collectif stopDRM réagit plutôt vivement :

Communiqué de Presse StopDRM, 18 Septembre 2007, Paris
Lien permanent: http://stopdrm.info/index.php?2007/09/18/136

Le collectif StopDRM s'indigne des propos de la ministre de la culture, Christine Albanel, publiés dans le Figaro du 13 septembre 2007 [1] au sujet du lancement de la commission confiée à Denis Olivennes, président de la FNAC. En effet, la ministre ment, probablement sous l'influence des industriels du divertissement.

Ainsi, lorsque la ministre déclare : « [La loi DADVSI] est une loi importante parce qu'elle installe l'idée que l'on ne peut plus faire n'importe quoi. Elle fournit des armes efficaces pour les actions à mener contre les pirates endurcis, ceux qui cassent les mesures de protection. », il s'agit d'une illusion ou d'un mensonge flagrant, l'inefficacité de ces « armes » étant évidente.

Certains membres de StopDRM.info se sont dénoncés à la police pour avoir contourné des verrous numériques et proposé au téléchargement des outils de contournement, se plaçant ainsi en infraction totale avec la loi DADVSI [2]. Ils n'ont pourtant toujours pas été inquiétés par la justice. Un des membres du collectif a envoyé une lettre ouverte à la Ministre pour lui rappeler ce fait [3].

Lorsque la ministre évoque [4] « une médiation entre les acteurs économiques et les consommateurs [au sein de l'Autorité de Régulation des Mesures Techniques (ARMTP)] » pour résoudre le problème des DRM, il s'agit également, au mieux d'une incompétence, au pire d'un mensonge. Ce ne sont pas les quelques membres triés sur le volet d'une énième (41ème) autorité administrative qui pourront résoudre les problèmes liés à l'interopérabilité [5]. Alors que cette question est cruciale pour le développement de la création à l'ère du numérique et pour les consommateurs, ces derniers ne peuvent pas participer au débats de l'ARMTP ni même la saisir.

Les membres de StopDRM.info mettent par ailleurs en garde les responsables de la FNAC contre le risque d'une riposte économique des consommateurs si la commission Albanel/FNAC avalisait une politique contraire à leurs droits. Thibaut François, membre fondateur de StopDRM, déclare ainsi : "Denis Olivennes est à la fois juge et partie. Si la commission Albanel/FNAC retient les positions répressives que son président partage avec Pascal Nègre, les magasins FNAC s'exposent à une réponse qui ne sera certainement pas graduée !"


[1] 13/09/07 – Le Figaro : Christine Albanel : "Il faudra être innovant"

[2] 20/09/06 – StopDRM : On veut un procès : opération des "interopérabilisateurs"

[3] 18/09/07 – StopDRM : Lettre ouverte à Christine Albanel, Ministre de la Culture

[4] 05/09/07 - Présentation de la mission confiée à Denis Olivennes - Discours de Christine Albanel

[5] L'interopérabilité dans le cadre des usages légitimes doit être un droit, elle ne se négocie pas. Le contournement des verrous numériques est légitime lorsqu'il est réalisé dans leur sphère privée par des consommateurs honnêtes, afin de pouvoir profiter sur tous leurs appareils de la musique et des films qu'ils ont achetés. Ces usages légitimes sont la seule définition acceptable de l'interopérabilité. A ce sujet, un rapport de la CCIA (Computer & Communications Industry Association) du 12 septembre 2007 montre qu'en 2006 les industries liées au "fair use" ont généré plus de valeur ajoutée pour l'économie des Etats-Unis (2.2 trillions de dollars) que les industries liées au droit d'auteur (1.3 trillions de dollars seulement). (cf. http://www.ccianet.org)


A propos de StopDRM :

StopDRM.info est un collectif citoyen d'information et d'action contre les DRM ("Digital Rights Management" ou MTP pour "Mesures Techniques de Protection"), véritables armes de verrouillage de la culture numérique et de l'information.

Ses membres défendent la copie privée et l'interopérabilité (liberté de choix du matériel et du logiciel de lecture des oeuvres en version numérique) qu'ils considèrent comme des droits essentiels devant être protégés par la loi.

http://stopdrm.info

 

 

Mission Olivennes : une rentrée vraiment agitée...

La Ligue Odebi vient de diffuser un communiqué qui devrait inquiéter les dirigeants du groupe Pinault-Printemps-Redoute :

 

 18-09-2007: Mission Olivennes: le PDG de la FNAC chargé de changer les FAI en mercenaires des majors

Le PDG de la FNAC (groupe PPR : Printemps, Gucci, Puma, Conforama, La Redoute...) a accepté la Mission de Christine Albanel sur la "la lutte contre le téléchargement illicite et le développement des offres légales d'oeuvres musicales, audiovisuelles et cinématographiques".[1]

 Dans son discours, Christine Albanel persiste à présenter les échanges pair à pair comme la cause de la baisse de vente de CD [2], reprenant ainsi une thèse d'Olivier Bomsel, qui fait justement partie de cette Mission FNAC. Il semble nécessaire de rappeler que la Ligue Odebi avait amené Olivier Bomsel à avouer publiquement à l'Assemblée qu'en fait il ne savait pas si les échanges pair à pair étaient ou non la cause de cette baisse [3], ce qui ne l'empêchait pas de proposer de taxer l'upload pour dissuader les échanges pair à pair. Pour Jean-Guy Vincent, Délégué Odebi, il apparaît qu' "à l'évidence, le cabinet Albanel ne maîtrise pas ses dossiers, on se demande même s'ils ont simplement lu le rapport Cedras..."[4]

La composition de cette mission pose problème : elle est présidée par le PDG d'une entreprise qui vend des produits numériques, le conflit d'intérêt est indéniable. De même Olivier Bomsel est lui présenté comme économiste et producteur par le ministère de la culture [5]. On remarquera aussi la participation d'Isabelle Falque-Pierrotin, qui s'est récemment fait réélire à la hussarde à la présidence du FDI après avoir pourtant effectué deux mandats à ce poste, soit le maximum autorisé par les statuts de cet organe devenu en pratique aussi inutile pour les internautes que coûteux pour les contribuables.[6]

Si la Mission FNAC doit auditionner les différents acteurs avant de proposer un rapport fin octobre, cela ne saurait cacher le but réel de cette mission : L'instauration d'une répression de masse devant être exécutée par le secteur privé [7], et plus précisément par les FAI qui devraient accepter par le biais d'accords interprofessionnels de devenir les mercenaires des majors. Le ministère de la culture continue donc de manipuler l'opinion publique, comme il l'a déjà fait en détournant le débat de la légalisation des dispositifs anti-copie vers le problème du téléchargement lors de l'examen du projet de loi DADVSI, ou comme Christine Albanel le fait en propageant le mythe de la gratuité, alors que les industries culturelles ne cessent de bénéficier de l'argent public, et que la Tasca Taxe sur les supports numériques vient encore d'être étendue [8].

Odebi dénonce les pratiques désinformationnelles de Christine Albanel : la réalité est que le public, les entreprises françaises, et même les hôpitaux sont rackétés, devant payer une taxe copie privée à chaque achat de support vierge, disque dur externe, carte mémoire, clef USB, alors même que les industries culturelles verrouillent leurs produits par des dispositifs anti-lecture ou anti-copie.

Au total, le rapport de la Mission FNAC ne servira en réalité qu'à justifier les mesures liberticides que les industriels de la culture essaient de faire imposer aux FAI : filtrage des réseaux, traçage des internautes au mépris du respect de leur vie privée, bridage des débits, désabonnements expéditifs, amendes privées. Il faut de plus savoir qu'au cas où les FAI refuseraient de jouer ce rôle de milices des majors en ne signant pas les accords interprofessionnels qui sont le seul réel objectif de la mission FNAC, le gouvernement a d'ores et déjà prévu de légiférer pour imposer ces mesures liberticides.

Jean-Guy Vincent prévient clairement Denis Olivennes : "En acceptant de collaborer à cette farce institutionnelle liberticide destinée à justifier une croisade arriérée, le PDG de la FNAC commet un geste politique qui aura nécessairement un impact sur l'image ou les ventes de la FNAC..."

 

[1] http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/DPOlivennes...

http://www.ppr.com

Piratage : la France envisage le filtrage et la riposte graduée
http://www.pcinpact.com/actu/news/38688-commission-Denis-...

 [2] "Or, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Un milliard de fichiers piratés - films et musique -ont été échangés dans notre pays en 2006. Le marché du disque s'est effondré de plus de 40% au cours des cinq dernières années, avec tout ce que cela signifie en terme d'emplois. Ce phénomène s'est encore accentué en 2007," http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/DPOlivennes...

[3] "Après que Donnedieu ait qualifié l’usage du p2p de “crime contre l’esprit”, Vanneste n’hésite pas à parler de “risques potentiellement mortels”, et à reprendre des thèses tendant à faire croire aux français que l’usage du p2p serait la cause d’une baisse des ventes de CD. Le rapporteur Vanneste va même jusqu’à qualifier la taxation de l’upload proposée par Bomsel de “intellectuellement séduisante”. La ligue rappelle une fois de plus que les faits sont qu’aucune étude n’a jamais réussi à démontrer que l’usage du p2p était la cause de la baisse de ventes de CD, et s’étonne que la commission des lois puisse relayer les propos infondés d’Hollywood et des majors. Il est heureux que la commission ait néanmoins refusé cette taxe upload qui aurait ravalé l’internet français au rang du minitel." Communiqué 10-06-2005 : réaction au projet de loi sur le droit d’auteur (DADVSI)
http://www.odebi.org/new2/?p=65

"Concernant les arguments avancés par les chercheurs de l’ENSMP, on remarquera le peu de sérieux scientifique de l’affirmation d’une relation de cause à effet entre le développement du haut-débit et la soi-disant mauvaise santé de l’industrie du disque.Un tel manque de rigueur est assez inattendu de la part de l’ENSMP. Pour ce qui est de l’état réel du marché du disque, la Ligue rappelle les récentes déclarations de Rodolphe Buet, Directeur du disque de la FNAC: “La consommation de musique n’a jamais été aussi forte” Par ailleurs, la Ligue s’interroge sur le financement de cette étude destinée à promouvoir les seuls intérêts économiques des producteurs de disques. "
Communiqué 02-03-2004 : Amendements LEN : Odebi s’oppose à toute surtarification de l’upload http://www.odebi.org/new2/?p=198

[4] "Aujourd’hui, la Ligue dévoile un rapport (le rapport Cédras) commandé par le ministère de la culture à un professeur de droit pénal, et qui a été volontairement caché aux français" Communiqué 01-05-2007 : Internet et Libertés : le rapport censuré qui met Sarkozy à l’amende
http://www.odebi.org/new2/?p=274

P2P : Un rapport 'non diffusé' accable 'le principe de la riposte graduée' http://www.silicon.fr/fr/silicon/news/2007/05/04/un-rappo...

« La réponse graduée automatique doit être abandonnée » Un rapport curieusement non diffusé http://www.pcinpact.com/actu/news/36148-DADVSI-rapport-RD...

[5] "Depuis 1998, il dirige avec Gilles Le Blanc les recherches du Cerna sur l'économie numérique. Ses travaux portent sur l'économie des réseaux, des contenus et la numérisation des entreprises. Il est ailleurs, producteur de programmes audiovisuels (films, séries TV) et co-fondateur d'art-netart, producteur-éditeur d'art numérique" http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/DPOlivennes...

[6]"Le porte parole de la Ligue Odebi a réagi à ce coup de force : " Cela ne fait que démontrer, si besoin était, le bienfondé de la ligne adoptée dès le début par les cinq associations d'internautes qui ont fondé la Ligue, et qui ont toujours refusé de participer à cette mascarade, cour de récréation des lobbies culturels durant le projet de loi économie numérique, et ne pouvant in fine que se soumettre à un financement gouvernemental." "La présidente du FDI arrivait à son dernier mandat : en toute logique, elle ne pouvait que bénéficier de la création de la CND puisqu'elle aurait pu ainsi en prendre la présidence. Le FDI aurait ainsi pu disparaitre au profit de la CND. Or nous avons abattu en vol le projet de CND en révélant le décret en projet juste avant la présidentielle. A partir de ce moment, l'actuelle Présidente du FDI n'avait plus qu'une seule solution : faire modifier les statuts du FDI pour pouvoir s'y faire réélire."
Coup d'état au FDI
http://quelqueswattsdeplus.20minutes-blogs.fr/archive/200...

Le Forum des Droits sur Internet putsché ? Qui s’en soucie ?
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26068

[7] Extrait de la Lettre de mission de Nicolas Sarkozy, Président de la République, à Christine Albanel: "vous rechercherez les voies et moyens pour conclure un accord interprofessionnel permettant de dissuader efficacement et de réprimer la contrefaçon de masse. Les solutions techniques existent, elles doivent être expérimentées et mises en oeuvre."
http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/DPOlivennes...

[8]Clés USB, cartes mémoires et disques durs taxés au 1er octobre http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39...

Les industriels préparent un recours contre la taxe pour copie privée
http://www.lexpansion.com/art/32.0.161373.0.html

La taxe copie privée appliquée sur les disques durs externes à partir d'octobre "Consoles de jeux prochainement Rappelons que le principe de la "taxe copie privée" a été instaurée par la loi Lang du 3 juillet 1985 pour compenser le manque à gagner pour les ayants droit des copies d'œuvres culturelles réalisées par les particuliers dans un cadre familial. Imputée aux cassettes audio et vidéo, la redevance s'est étendue aux média vierges numériques au fil des évolutions technologiques : disquette, CD, DVD, baladeurs numériques... Au printemps, la commission composée de représentants des ayants droit, des pouvoirs publics, des consommateurs et des industriels, a poursuivi ses travaux en étudiant le cas des disques durs externes, des cartes mémoire et clés USB de stockage. Lesquels devraient voir leurs tarifs augmenter à partir du 1er octobre prochain, donc, sauf si les fabricants et distributeurs rognent sur leurs marges pour intégrer ce surcoût dans le prix de vente final. Rappelons à ce sujet que les montants de la taxe sont imputés avant calcul de la TVA qui est, aujourd'hui, de 19,6 % sur les produits électroniques. Les DVD HD et Blu-ray, consoles de jeux et autres téléphones "MP3" ou encore agendas électroniques constituent les prochains dispositifs de stockage qu'étudiera la commission copie privée en vue d'y étendre l'application de la rémunération idoine." http://www.vnunet.fr/fr/vnunet/news/2007/09/11/taxe-copie...

La taxe pour la copie privée continue de s'étendre
"Mais la commission d’Albis - du nom de Tristan d’Albis, chargé du groupe - envisage d’aller plus loin et a évoqué cet été la possibilité d’étendre encore la taxe aux consoles de jeux nouvelle génération, soit la PSP, la Xbox et la Wii. Restera alors une solution : en revenir à une transmission orale de la culture. Rétines et mémoires humaines pourraient-elles être taxées ? "
http://www.lepoint.fr/content/tech_net/article.html?id=200321

05.07.2007

TF1 vs YouTube et Daily motion / France 5 s'apprête à détruire les archives d'Arrêt sur images

Un article du Figaro annonçait ce matin que TF1 avait l'intention de poursuivre les sites de partage vidéo Youtube et Dailymotion : " Les dirigeants de TF1 ont décidé de porter plainte contre le site. D'après nos informations, une assignation pour « utilisation non autorisée de contenus sous droits d'auteurs » et « complicité de contrefaçon par fourniture de moyens » devrait être déposée à la mi-juillet. Une autre plainte, visant la filiale française de YouTube (propriété du géant Google), sera déposée au cours de l'été."

Mais selon une dépêche Reuters , le porte parole de TF1 a déclaré : "Nous faisons un état des lieux et des conséquences concrètes que ces sites ont en matière de détournement d'images mais nous n'avons pas décidé à ce jour de mener des actions judiciaires" 

De son côté, le site de France 5 indique vouloir supprimer les archives d'Arrêt sur images prochainement :"Arrêt sur images" se termine cette saison 2006-2007...! Nous vous proposons de revenir sur toutes les émissions et forums qui ont animé cette dernière saison...avant la suppression des archives du site le 29 août 2007.

 

Sources :

TF1 en guerre contre Dailymotion et YouTube

Piratage: TF1 fait un état des lieux, Canal+ choisit de négocier

http://www.france5.fr/asi/

Voir aussi :

TF1 va porter plainte contre Dailymotion et YouTube

TF1 compte porter plainte contre Dailymotion et YouTube

TF1 assigne DailyMotion en justice

TF1 attaque YouTube et Dailymotion en justice

TF1 dément vouloir attaquer YouTube et Dailymotion en justice 

04.07.2007

L'UDAF Ardèche et Familles de France déboutées : Second Life ne sera pas filtré

Communiqué Odebi :

 

La Ligue Odebi se réjouit que la justice n'ait pas fait suite aux demandes des associations familiales qui souhaitaient en particulier faire filtrer Second Life par les FAI.[1]

La Ligue rappelle sa totale opposition à tout filtrage du Net par les fournisseurs d'accès : Rien ne peut justifier de tels procédés obscurantistes et attentatoires à la liberté d'information, qui n'ont pas lieu d'être imposés dans une démocratie. Pourtant, depuis la promulgation de la loi économie numérique, et en particulier en raison des acrobaties verbales de Patrick Devedjian [2], les juges français peuvent imposer ce filtrage aux FAI: une telle loi n'est pas acceptable dans une démocratie.

Odebi considère que les logiciels de contrôle parental sont une solution satisfaisante de protection de l'enfance : Il revient aux parents d'exercer leurs responsabilités et d'installer ces logiciels -qui leurs sont fournis gratuitement par les FAI- sur les PC de leurs enfants. La demande de filtrage de Second Life par les FAI n'était donc tout simplement pas justifiée.

Un responsable de Familles de France a par ailleurs demandé [3] publiquement que l'accès  aux contenus pour adultes soit restreint par une identification via un passeport, un permis de conduire, ou une carte bleue : Fournir de telles données personnelles pour accéder à ces sites constituerait une grave atteinte au respect de la vie privée : Odebi est totalement opposée  à tout procédé pouvant mener à la création de fichiers permettant de profiler les internautes, fichiers pouvant par ailleurs se retrouver divulgués sur internet, par exemple accidentellement.

Les logiciels de contrôle parental sont donc non seulement une solution efficace de protection de l'enfance, mais aussi la seule solution non attentatoire aux libertés individuelles.

Par ailleurs, en matière de logiciels de filtrage, la presse a révélé [4] que le Ministère de l'éducation nationale aurait passé des accords avec une société réalisant de tels logiciels de filtrage et qui serait proche de l'Opus Dei.

Si des responsables de l'Opus Dei ont récemment confirmé ces liens, et affirmé à la Ligue Odebi que les opussiens n'agissent pas sur ordre direct de l'Opus Dei dans leurs activités professionnelles, il n'en reste pas moins que leurs croyances peuvent avoir un impact : Le Ministère de l'éducation nationale doit donc maintenant s'expliquer publiquement sur son choix.

La Ligue demande au cabinet de Nicolas Sarkozy de faire respecter le principe de laïcité dans la République Numérique, et de résister à toute pression tendant à imposer une norme morale sur le Net et des règles attentatoires aux libertés individuelles : Internet n'est pas un établissement privé d'enseignement de la norme morale de Benoît XVI.

 

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03.07.2007

Filtrage de second life : L'UDAF ardèche et Familles de France déboutées par le juge Binoche

Le Juge Binoche a débouté l'UDAF Ardèche et Familles de France, qui avaient assigné second life et des fournisseurs d'accès français. L'assignation des fournisseurs d'accès français, qui ne pouvait mener qu'à leur imposer en pratique, le cas échéant, de filtrer l'accès à second life pour tous les internautes, avait suscité de vives réactions, en particulier de la Ligue Odebi.

Odebi avait ainsi dénoncé une pression globale tendant à l'instauration d'un 'ordre moral' sur le net, citant dans un communiqué une série de pressions comme, l'éventuelle création d'une commission de déontologie ou les propos du pape Benoît XVI à l'encontre des jeux vidéos.

Familles de France avait par la suite affirmé à LCI vouloir simplement faire imposer une obligation d'identification, et faire filtrer second life par les FAI tant que ce système d'identification ne serait pas effectif :"Nous ne cherchons pas à interdire Second Life mais à en empêcher l'accès tant que nous n'aurons pas la garantie que seul des adultes peuvent s'y rendre. Les fournisseurs d'accès l'ont déjà fait avec des sites néonazis. Cela pourrait passer par une identification via les numéros de passeport, de permis de conduire ou de carte bleue."

Les FAI avaient rappelé que la France est le seul pays au monde où les fournisseurs d'accès proposent gratuitement à leurs abonnés des logiciels de contrôle parental que les parents peuvent installer sur les PC utilisés par leurs enfants. Dès lors, on peut se demander pour quelle raison L'UDAF ardèche et Familles de France ont décidé d'assigner Linden Labs et les FAI. Il est possible que les associations familiales aient utilisé cette procédure judiciaire à des fins médiatiques : le 7 juin, Michel Bonnet, administrateur de Familles de France, expliquait ainsi pourquoi ils avaient décidé d'assigner Linden Labs, alors que de nombreux contenus inadaptés aux mineurs sont accessibles par ailleurs sur le Net :"Il y a en effet d'autres lieux où la pornographie et les jeux d'argent sont accessibles. Mais depuis quelques mois, j'entends dans les médias que Second Life n'a que des qualités. Je crois qu'il fallait rétablir la vérité et appeler les parents à plus de vigilance." La réaction de l'avocat de Familles de France à la décision du juge Binoche va dans le même sens : Vnunet.fr indique que  "Maître Antoine Cheron considère que l'association a "gagné d'une certaine manière" puisque ce procès a contribué "à informer les familles sur ce que pourraient rencontrer les mineurs sur Second Life"."

02.07.2007

La dernière vidéo d'Arrêt sur Images disparaît de france5.fr

La vidéo de la dernière d'Arrêt sur Images (diffusée le 17 juin dernier) a disparu du site de France 5. Seuls rescapés de cette dernière, le descriptif de la vidéo :"L'image de Nicolas Sarkozy quelque peu perturbé au G8. Présentation des émissions qui couvrent l'actualité de la télévision en Italie, Israël, Sénégal et Etats-Unis...", et un lien vers la vidéo qui mène au message : "Les informations de cet article ne sont plus ou pas encore disponibles !

Ce dernier numéro d'Arrêt sur Images commençait par un sujet sur la vidéo de Nicolas Sarkozy au G8, vidéo montrant un Nicolas Sarkozy dans un état "anormal", voire d'ébriété. Le 18 juin dernier, le site observatoire présidentielle 2007 annonçait que les différentes versions de cette vidéo de Nicolas Sarkozy avaient été visionnées plus de 15 millions de fois par les internautes.

La question peut se poser de savoir si l'analyse de cette vidéo peu flatteuse pour Nicolas Sarkozy par l'équipe d'Arrêt sur image a pesé dans la décision d'arrêter l'émission de Daniel Schneidermann. La suppression de la vidéo de cette dernière émission de france5.fr peut étonner : il est assez probable qu'une version sauvegardée par un internaute finira par remonter sur un site de partage vidéo, si ce n'est déjà fait...

Cette suppression d'une vidéo du site de france5 n'est pas sans rappeler la censure par france2 d'une vidéo mettant en évidence des violences policières durant les émeutes de banlieue : La Ligue Odebi avait dénoncé le fait que cette vidéo extraite d'un JT n'avait pas été publiée sur le site de france2, alors que tous les autres JT étaient disponibles sur le site de la chaîne publique.

Arlette Chabot avait alors affirmé avoir pris seule la décision de ne pas publier ce reportage sur le site de france2. Par la suite, le reportage avait été remonté sur des sites de partage vidéo, et avait connu un certain succès. 

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19.06.2007

Coup d'état au FDI

Le Forum des droits sur internet, organisme de corégulation de l'internet en France traverse une période mouvementée. Le 11 juin dernier, l'APRIL publiait une position sur la proposition de modification des statuts du FDI

"Dans ce document, Mme Isabelle Falque-Pierrotin [Présidente du FDI, ndlr] demandait aux membres du Conseil d’Orientation de répondre aux questions suivantes :
"1. Y a-t il encore aujourd’hui besoin en France d’une structure de corégulation des réseaux numériques ? Si oui, faut-il que cette structure soit privée (de type FDI) ou publique (une commission administrative ? une AAI ?...)
2. Faut-il que le FDI développe en dehors de son activité de concertation et d’information du grand public une activité de suivi d’outils déontologiques..."
"

Cette dernière proposition s'inscrit dans le cadre du débat soulevé par la volonté, dénoncée par plusieurs associations, de création par décret d'une "commission nationale de déontologie" (CND) chargée en particulier de labelliser les sites internet. Il avait alors été reproché à la Présidente du FDI de négocier avec le gouvernement sans même avoir prévenu le conseil d'orientation du FDI du projet de décret devant créer cette commission. La Ligue Odebi avait ensuite divulgué le projet de décret sur internet, qui fut immédiatement dénoncé par l'APRIL, IRIS, ou encore Reporters sans Frontières.

La Présidente du FDI arrive au terme de son deuxième mandat, qui ne peut donc plus être renouvelé selon le règlement du FDI. Or dans son compte-rendu de l'assemblée générale du FDI du 13 juin dernier, l'APRIL révèle :" À l'occasion de l'assemblée générale du FDI prévue le 13 juin 2007 une proposition de modification des statuts du FDI était soumise au vote des membres. Cette modification visait à modifier l'article 11 des statuts en supprimant la limitation à deux mandats consécutifs pour les membres du Conseil d'orientation du FDI (et donc de son président)."

Il semble donc que cette modification de statuts devait permettre à l'actuelle Présidente, par ailleurs conseillère d'état, et commissaire à la CNIL, de conserver la présidence du FDI pour un troisième mandat consécutif. L'APRIL rappelle que les membres du FDI se répartissent en deux collèges : celui des acteurs économiques, et celui des utilisateurs. Lors de l'assemblée générale du 13 juin les acteurs économiques ont voté à la majorité requise des trois quarts la modification des statuts. En revanche cette majorité n'a pas été atteinte par le collège utilisateur.

L'APRIL en conclut donc que la modification ne peut être validée puisque selon les statuts du FDI, les deux collèges doivent voter positivement, or selon l'association, la Présidente du FDI a eu une toute autre interprétation : "Isabelle Falque-Pierrotin indique qu'elle n'est pas d'accord et considère que seul l'article 20 des statuts s'applique et donc que le vote est global, et non par collège, et qu'en conséquence la motion est adoptée." Ensuite, les membres du conseil d'orientation ont été réélus, et l'APRIL note que la FEVAD (collège des acteurs économiques) et l'UNAF (dont fait partie familles de france, qui a assigné second life et des FAI dans le but d'en faire interdire l'accès en raison de contenus inadaptés aux mineurs) ont ainsi pu être réélus pour un troisième mandat au conseil d'orientation.

Le porte parole de la Ligue Odebi a réagi à ce coup de force : " Cela ne fait que démontrer, si besoin était, le bienfondé de la ligne adoptée dès le début par les cinq associations d'internautes qui ont fondé la Ligue, et qui ont toujours refusé de participer à cette mascarade, cour de récréation des lobbies culturels durant le projet de loi économie numérique, et ne pouvant in fine que se soumettre à un financement gouvernemental." "La présidente du FDI arrivait à son dernier mandat : en toute logique, elle ne pouvait que bénéficier de la création de la CND puisqu'elle aurait pu ainsi en prendre la présidence. Le FDI aurait ainsi pu disparaitre au profit de la CND. Or nous avons abattu en vol le projet de CND en révélant le décret en projet juste avant la présidentielle. A partir de ce moment, l'actuelle Présidente du FDI n'avait plus qu'une seule solution : faire modifier les statuts du FDI pour pouvoir s'y faire réélire. Tout cela est un scénario logique que nous avions prévu, et nous constatons aujourd'hui qu'il se réalise. Le FDI n'a jamais été très crédible aux yeux des internautes, ce putsch de Falque-Pierrotin enterre définitivement le FDI, et malheureusement, le concept de corégulation qu'il portait au départ. Nous demandons à Falque-Pierrotin de s'expliquer publiquement, et de dire aux internautes ses motivations, en toute transparence". 

L'APRIL n'a pas encore annoncé publiquement sa décision, mais indique cependant dans son compte-rendu de l'assemblée générale du 13 juin : "L'APRIL se réserve le droit d'entamer toute action ultérieure concernant le déroulement de cette assemblée générale."

Une procédure, outre son effet médiatique, paralyserait certainement l'activité du FDI pour longtemps. 

Sources :

Position de l'APRIL sur la proposition de modification des statuts du FDI

Activité du groupe de travail FDI de l'APRIL

 

April.org : Assemblée générale du Forum des Droits sur l'Internet - 13 juin 2007 

 

18.06.2007

Après Christine Boutin, Tony Anatrella est confirmé consulteur pontifical par Benoît XVI

L'agence de presse Zenit, promue par les Légionnaires du Christ, et à laquelle collaborent des membres de l'Opus Dei, a annoncé le 14 juin dernier que Benoît XVI avait confirmé le prêtre-psychanayste Tony Anatrella dans sa fonction de consulteur auprès du conseil pontifical pour la famille. Benoît XVI avait récemment confirmé la ministre française Christine Boutin à la même fonction.

Golias.fr fait part de son indignation : "Tony Anatrella a cultivé une pratique bien étrange de la cure analytique : à savoir, des touchers et des masturbations justifiées de façon très sophistiquée comme se déroulant dans le cadre analytique et ne devant surtout pas être vécu avec quelqu’un d’autre, dans la vie « réelle ». Actuellement, cet ecclésiastique peu reluisant fait l’objet d’ailleurs de plaintes devant la justice civile et prochainement devant la justice de l’Eglise par le biais du droit Canon et des officialités"..."« Expert » en titre, ce dernier a notamment tenu des propos intransigeants, injurieux, agressifs et homophobes qui lui ont d’ailleurs acquis une triste réputation dans le cadre hexagonal, mais également bien au-delà. Le sieur Anatrella, en effet, fustigeait avec une virulence incroyable les homosexuels qu’il présentait comme des malades dangereux pour la société.

Rome, contre toute règle de prudence, reconfirme donc dans sa mission cet ecclésiastique bien sulfureux alors qu’elle vient de condamner le théologien de la Libération Jon Sobrino et qu’elle s’apprête à faire de même avec le théologien dominicain Claude Geffré.
"

Prochoix.org cite les témoignages de séminaristes, ainsi que de Javier Lozano Barragan : "En novembre 2006, le cardinal mexicain Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la santé déclarait lors d'une conférence de presse : "Ce genre d'accusation" est lié "à une campagne de diffamation mondiale contre l'Eglise qui prend pour cible ses points névralgiques". Avec le blanc seing accordé par le Pape, pas de doute qu'Anatrella aura un poids supplémentaire pour se défendre contre ses anciens patients.

En novembre 2006, Libération avait recueilli les réactions de Me Benoît Chabert, avocat de Tony Anatrella : "Son avocat, Me Benoît Chabert, s'emporte contre «un lynchage médiatique». «Tous les faits qu'on lui reproche sont faux, archi faux ! lance-t-il. Il n'y a pas le moindre début de réalité. Et mon client se retrouve dans une situation où il doit dire : "Non je n'ai pas eu de relations sexuelles avec ces patients."» L'avocat précise qu'une plainte contre X pour «dénonciations calomnieuses» a été déposée ."

Me Benoît Chabert avait par ailleurs déclaré au Monde : "Je n'ai jamais vu cela de ma vie. Si on est victime et qu'on est majeur, pourquoi se cacher ? On nous accuse, mais qui ? De quoi ?"

Quant aux légionnaires du Christ, responsables de l'agence Zenit, ayant annoncé la décision de Benoît XVI de confirmer Tony Anatrella, l'agence catholique APIC révèle qu'ils sont aussi touchés par une autre affaire : "En 1987, le prêtre mexicain fondateur de la 'Légion du Christ', avait été accusé d'abus sexuels commis dans les années 1940, 1950 et 1960 sur de jeunes séminaristes. Le père Maciel avait alors rejeté toutes les accusations venant d'anciens membres de sa propre congrégation", et annonce la décision de Benoît XVI à son encontre : "Le fondateur des Légionnaires du Christ, accusé d'abus sexuels, devra désormais renoncer à tout ministère public, annonce le Saint-Siège.
A la suite à l’enquête menée par la Congrégation pour la doctrine de la foi sur les accusations d’abus sexuels contre le fondateur de la congrégation des Légionnaires du Christ, le pape demande à Marcial Maciel de renoncer "à tout ministère public" et à vivre "une vie réservée de prière et de pénitence""

Sources :  

Mgr Anatrella confirmé dans ses fonctions de consulteur

Jean-Paul Bolufer nommé directeur de cabinet de Christine Boutin 

Scandale : Tony Anatrella reconfirmé par le Vatican 

Tony Anatrella réhabilité par l'Eglise

Tony Anatrella, psychanalyste et expert au Vatican, dément des accusations d'abus sexuels: Entre divin et divan, un prêtre mis en cause 

Les thérapies très spéciales de Mgr Anatrella 

Anatrella contre-attaque 

Le Père Tony Anatrella se dit victime d'une dénonciation calomnieuse (€) 

Tony Anatrella, accusé d’abus sexuels sur de jeunes hommes, dépose plainte contre X pour dénonciation calomnieuse: "AFP | 20-11-2006
Le prêtre et psychanalyste Tony Anatrella porte plainte contre X pour dénonciation calomnieuse après "une campagne de presse particulièrement inacceptable" évoquant des abus sexuels, a-t-on appris lundi auprès de son avocat, Me Benoît Chabert.
"Tony Anatrella, ayant appris par la presse qu'une plainte avait été déposée contre lui le 30 octobre, a décidé de porter plainte contre X pour dénonciation calomnieuse, avec constitution de partie civile", a précisé l'avocat, et "se réserve la possibilité de porter plainte pour diffamation".
Une source judiciaire avait indiqué vendredi que le parquet de Paris avait ouvert en août une enquête préliminaire visant le père Anatrella, expert auprès du Vatican sur la santé et la famille, après l'évocation d'abus sexuels par deux anciens patients. A l'issue de cette enquête, le parquet décidera si les faits dénoncés sont ou non avérés et susceptibles de poursuites.
Une plainte contre X a été déposée le 30 octobre par un jeune adulte qui a dénoncé à la police des séances de "thérapie corporelle" pratiquées par le psychanalyste qui, selon lui, aurait abusé de sa position de soignant."

Accusé d'abus sexuels, le Père Marcial Maciel doit renoncer à tout ministère public

11.06.2007

Rapport accablant du Conseil de l'Europe sur les pratiques de la CIA en Europe

L'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe(APCE)  vient de publier ce 8 juin un rapport sur l'utilisation par la CIA de prisons secrètes en Europe, notamment en Pologne et en Roumanie. Le Président de l'APCE, René van der Linden , a déclaré: "Je ne sais pas ce qui est le plus choquant : le fait que des gouvernements européens aient été complices de ces activités, au mépris de leurs obligations en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme, ou qu’ils aient usé de méthodes antidémocratiques pour dissimuler leurs actes et entraver les enquêtes parlementaires et judiciaires"

Le rapport de Dick Marty apporte de nouvelles preuves de l'incarcération de 'détenus de grande importance' (HVD) en Pologne et en Roumanie dans le cadre d'un accord secret entre membres de l'OTAN de 2001 qui a permis à la CIA de mener des activités illégales sur le territoire européen.

extraits du rapport Marty :

"Certains gouvernements européens ont fait et continuent de faire obstacle à la recherche de la vérité en invoquant la notion de « secret d’Etat ». Le secret est invoqué pour ne pas fournir d’explications aux instances parlementaires ou pour empêcher les autorités judiciaires d’établir les faits et de poursuivre les responsables d’actes délictueux. Ces critiques sont notamment valables envers l’Allemagne et l’Italie.

"Un recours à la doctrine du secret d’Etat, de telle manière à ce qu’elle s’applique même des années après les faits, apparaît inacceptable dans une société démocratique fondée sur le principe de la prééminence du droit. Cela devient franchement choquant lorsque l’instance même qui s’en prévaut cherche à définir la notion et la portée du secret, afin de se soustraire ainsi à ses responsabilités. L’invocation du secret d’Etat ne devrait pas être autorisée lorsqu’elle sert à couvrir des violations des droits de l’homme

"Nous sommes pleinement conscients de la gravité de la menace terroriste et du danger que ela représente pour nos sociétés. Nous sommes toutefois convaincus qu’en ce domaine aussi la fin ne justifie pas les moyens. Le recours systématique à des actes illégaux, la violation massive des droits fondamentaux de la personne et le mépris des règles de l’Etat fondé sur la prééminence du droit ne peuvent être justifiés par la lutte contre le terrorisme. Non seulement parce que de tels moyens sont contraires à l’ordre constitutionnel de tout pays civilisé et sont éthiquement inadmissibles, mais aussi parce qu’ils ne sont pas efficaces dans l’optique d’une véritable réponse durable au phénomène du terrorisme.

"Nous l’avons dit, d’autres l’ont dit bien mieux encore, mais nous nous devons de le répéter ici: le recours à l’abus et à l’illégalité constitue en réalité un échec cinglant de notre système et va exactement dans le sens de ces criminels qui veulent, à travers la terreur, détruire nos sociétés. En plus, ce faisant, nous conférons à ces criminels une certaine légitimité – celle de combattre un système injuste – et nous provoquons en plus un mouvement de sympathie en leur faveur, ce qu’ils ne peuvent ressentir que comme un encouragement pour eux et pour ceux qui les soutiennent.

 

Sources :

Le Président de l’APCE : Dick Marty appelle les gouvernements à rendre des comptes à l’Europe 

 Dick Marty : des « détenus de grande importance » ont été incarcérés dans des prisons secrètes de la CIA en Pologne et en Roumanie

 

 

10.06.2007

L'Opus Dei poursuit une romancière et son éditeur

L'Opus Dei poursuit l'éditeur Jean-Jacques Reboux (éditions Après la lune) et la romancière Catherine Fradier pour diffamation.

Catherine Fradier, ex-gardien de la paix et auteur de romans policiers, ayant remporté le Grand Prix de la Littérature Policière 2006 pour son roman : "La colère des enfants déchus", vient en effet de publier un nouveau roman : "Camino 999". 

Selon Opusdei.fr : " L’Opus Dei, qui avait décidé de ne pas intenter d’action en justice contre le Da Vinci Code, vient au contraire de demander à la justice de déclarer diffamatoires certains passages du livre de Catherine Fradier." 

Arnaud Gency directeur de la communication de l'Opus Dei, déclarait le 5 juin dernier au Dauphiné Libéré : "Il y a des choses que nous ne pouvons pas laisser passer. Ce n'est pas parce qu'un auteur de roman a besoin d'un méchant qu'il doit prendre l'Opus Dei et nous cracher dessus. Nous ne sommes pas une bande de criminels". Catherine Fradier expliquait alors : "Je suis d'accord, je mêle la fiction à la réalité, mais il n'y a pas d'ambiguïté sur le fait que le personnage principal du roman, instigateur de meurtres, est un personnage de fiction [...] Avec ce type d'assignation, c'est la liberté d'expression et de création littéraire qui est mise en danger. Cette menace pourrait concerner demain, si elle faisait jurisprudence, tous les écrivains."

Le Dauphiné libéré précise :"Catherine Fradier est persuadée que l'Opus Dei veut faire un exemple avec une proie facile, "une petite maison d'édition qui n'a pas les moyens de lutter à armes égales". Et de rappeler qu'en son temps, le "Da Vinci Code" de Dan Brown, n'avait pas été attaqué."

Rue89.fr met en avant une manœuvre destinée à obtenir une jurisprudence favorable : "On sait l’Opus Dei tatillonne sur tout ce qui, de près ou de loin, parle d’affaires politico-religieuses la concernant. Lors de la parution du "Da Vinci Code", elle a hésité à porter plainte. Ce qu’elle n’a finalement pas fait. Il apparaît que l’association catholique cherche à obtenir, via un des livres où elle est maltraitée, une jurisprudence qui pourrait s’appliquer à tous les livres qui l’accusent.

Pour l’auteur de "Camino 999", "ce n’est pas anodin : ils s’en prennent à nous parce qu’on est un 'petit éditeur', ils espèrent nous faire plier facilement afin que la jurisprudence ainsi obtenue puisse s’appliquer aux grosses machines et aux grosses productions. Au 'Da Vinci Code' peut-être. Ils ont simplement oublié que le monde du polar est solidaire". Catherine Fradier rit un peu plus jaune depuis le 31 mai : "Se faire accuser de complice, pour une ancienne gardien de la paix…".

L’éditeur, lui, estime qu’ "avec ce type d'assignation, c'est la liberté d'expression et de création littéraire qui est mise en danger. Cette menace pourrait concerner demain, si elle faisait jurisprudence, tous les écrivains.

L'assignation indique :""Le titre même de l'ouvrage "Camino 999" est une référence directe à l'oeuvre la plus connue de Saint Josémaria ESCRIVA, fondateur de l'Opus Dei"..."La quatrième de couverture mentionne que 'Carla Montalban, chef de la Brigade ciminelle de Lyon, enquête sur des meurtres qui semblent impliquer sa propre famille, liée à l'Opus Dei. Ses investigations vont la conduire au coeur de l'affaire Matesa, le scandale politico-financier espagnol qui éclaboussa les Giscard d'Estaing dans les années 70, au temps des Républicains indépendants et de l'assasinat du député Jean de Broglie...." Cette description de l'objet du livre emprunte pour l'essentiel à des faits réels puisqu'il s'agit de s'intéresser à une affaire "Matesa" s'étant réellement déroulée, laquelle mettait en cause un ancien Président de la République Française..." "L'auteur mêle fiction et réalité sans précaution particulière et sans avertissement aux lecteurs sur la distance qu'il conviendrait de prendre quant au faits énoncés."

L'Opus Dei affirme ne pas vouloir porter atteinte à la liberté d'expression : "Cette action en justice n’est évidemment pas de nature à constituer une menace pour la liberté d’expression ou de création littéraire. Elle est guidée par le seul souci de protéger la réputation d’une institution et de personnes réelles. Nous ne demandons en aucune manière que le livre soit interdit ou censuré, mais seulement que les passages clairement diffamatoires soient jugés tels par l'autorité compétente."

Précisant que : "Les lecteurs du livre de Catherine Fradier y gagneront, puisqu'ils pourront ainsi bénéficier à la fois d'une oeuvre littéraire et d'une information authentique sanctionnée par l'autorité judiciaire."

Représentée par l'avocat Alexandre Varaut (candidat villiériste en Seine-Saint-Denis, selon France2.fr), l'Opus Dei réclame 30.000 euros de dommages et intérêt à l'éditeur indépendant. Cela pourrait lui être fatal. Une souscription en ligne a donc été lancée. Pour rappel : Cette souscription est légale, tant que le sommes collectées ne servent pas à payer une amende. Les dommages et intérêts eux ne font pas l'objet d'une telle interdiction.

 

Sources:

L'Opus Dei réagit à la sortie du livre "Camino 999"

Un auteur drômois assigné en justice: L'Opus Dei contre-attaque 

L'Opus Dei s'en prend à un éditeur indépendant

Assignation adressée par l'Opus Dei 

L'Opus Dei s'en prend à un polar

Communiqué - appel à soutien d'Après la Lune 

La souscription de soutien 

Voir aussi:

Le Monde Diplomatique : GARDE BLANCHE DU VATICAN: La troublante ascension de l’Opus Dei  

Affaire Matesa

Nice premium : Une Catherine Fradier "David" contre un Opus Dei "Goliath" (interview de Catherine Fradier) 

 

L'Opus Dei oeuvre à la béatification stratégique du Pr Lejeune

Jérôme Lejeune restera dans les mémoires pour au moins deux raisons : Son activité de pédiatre et généticien (il mettra en évidence l'anomalie chromosomique à l'origine de la trisomie 21), et son engagement personnel, plus controversé, en particulier contre l'interruption volontaire de grossesse.

Golias.fr révèle que des membres de l'Opus Dei oeuvrent à sa béatification :  

"En sous-main, dans les officines de la curie, des prélats conservateurs comme le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, Mgr Elio Sgreccia ou le français Jean Laffitte, des membres de l’Opus Dei, s’activent intensément en vue d’une béatification très stratégique. L’actuel archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, ainsi que son vicaire général, Mgr Michel Aupetit ; médecin de formation et défenseur des positions morales les plus intransigeantes (en attente d’une rapide élévation à l’épiscopat) sont très engagés en faveur de la cause. Beaucoup plus en tout cas que l’évêque d’Evry-Corbeil-Essonnes (sur le territoire duquel se trouve la tombe du Professeur), Mgr Michel Dubost, un eudiste qui avait déjà fait entendre une autre voix au moment de l’affaire du Téléthon."

"A l’évidence, la béatification d’un personnage aux choix aussi radicaux et tranchants que le professeur Lejeune dénote une intention stratégique très claire. Celle de canoniser en quelque sorte cette croisade morale intransigeante. La détermination résolue et inébranlable de Jérôme Lejeune de faire abolir un jour la loi Veil en France donne un avant-goût du programme de ses partisans et amis."

En septembre 1995, Le Monde diplomatique précisait : " On peut s’interroger sur l’entrée au gouvernement et dans les cabinets de deux personnes « proches » sinon membres de l’Opus Dei : M. Hervé Gaymard, secrétaire d’État aux finances, et son épouse, Mme Clara Lejeune-Gaymard, directeur de cabinet de Mme Colette Codaccioni, fille du professeur Jérôme Lejeune (décédé en 1994), fondateur du mouvement antiavortement Laissez-les vivre, nommé par Jean Paul II au Conseil pontifical pour la famille et membre de l’Opus Dei. Un autre gendre du professeur Lejeune, le philosophe Jean-Marie Meyer, ne cache pas son appartenance à l’OEuvre. Il est également membre du Conseil pontifical de la famille. Selon la revue catholique Golias, « la fille et le gendre du professeur Lejeune sont à l’Opus Dei », et l’affirmation est reprise par la revue Maintenant : « Jacques Chirac a placé l’opusien Hervé Gaymard [député de la Savoie] dans son équipe de campagne présidentielle. » Qu’il soit impossible de vérifier n’est guère surprenant : le mouvement cultive le secret depuis ses origines."

Sources :

Un croisé : Professeur Lejeune

Garde blanche du vatican : la troublante ascension de l'Opus Dei 

 

09.06.2007

Benoit XVI et l'Opus Dei dénoncent la "perversion" des jeux video

Le 26 mai dernier, OpusDei.ch a transmis des extraits du message rédigé par Benoit XVI à l'occasion de la journée mondiale des communications sociales.

Les medias pourraient concurrencer l'influence éducative de l'église : "D’aucuns affirment que l'influence éducative des médias dans la formation rivalise avec celle de l'école, de l'Église, et peut-être aussi avec celle de la famille. "Pour beaucoup, la réalité est ce que les médias reconnaissent comme telle".

Le message rappelle le rôle primordial des parents : "Le lien entre enfants, médias et éducation peut être envisagé sous deux aspects: la formation des enfants par les médias; et la formation des enfants pour avoir une attitude appropriée face aux médias.Le rôle des parents est primordial. Il est de leur droit et de leur devoir d’assurer une utilisation prudente des médias, en formant la conscience de leurs enfants à exercer un jugement sain et objectif

Sexe et violence : une perversion "en particulier" pour les enfants :

"Toute tendance à réaliser des programmes et des productions - y compris des films et des jeux vidéo - qui, au nom du divertissement, exaltent la violence et qui mettent en scène un comportement antisocial ou qui avilissent de la sexualité humaine, constitue une perversion, perversion d’autant plus répugnante quand ces programmes s’adressent à des enfants et à des adolescents. Comment pourrait-on expliquer ce ‘divertissement’ aux innombrables jeunes innocents qui souffrent réellement de la violence, de l'exploitation et des abus?

Quelques extraits du message de Benoit XVI non relayés par l'Opus Dei:

"Les défis complexes auxquels l'éducation doit faire face aujourd'hui sont souvent liés à l'influence dominante des médias dans notre monde. En tant qu’élément du phénomène de la mondialisation, les médias, en raison même du développement rapide de la technologie, façonnent profondément l'environnement culturel

"Ce désir sincère des parents et des enseignants de conduire les enfants sur les voies du beau, du vrai et du bien, peut être soutenu par l'industrie des médias seulement dans la mesure où il favorise la dignité humaine fondamentale, la vraie valeur du mariage et de la vie familiale, l’accomplissement positif et les desseins de l'humanité. Ainsi, la nécessité pour les médias de participer à une formation efficace et aux normes morales est considérée avec un intérêt particulier et même comme une urgence non seulement par les parents et les enseignants mais aussi par toutes les personnes qui ont un sens de leur responsabilité civique."

"Je lance un nouvel appel aux responsables de l'industrie des médias pour former et encourager les producteurs à sauvegarder le bien commun, à défendre la vérité, à protéger la dignité humaine individuelle et à promouvoir le respect des besoins de la famille.

 

Sources :

Opus Dei Suisse - Les enfants et les medias : un défi pour l'éducation

Radio Vatican - Message du saint-père benoît XVI pour la 41ème journée mondiale des communications sociales 

 

03.06.2007

Censure d'un article dans un journal de Vincent Bolloré

Vincent Bolloré, qui avait invité Nicolas Sarkozy à passer quelques jours de vacances sur son yacht, est aussi à la tête d'un groupe de presse comportant le journal gratuit 'Matin plus'. Alexandre Levy, journaliste à Courrier International, indique sur son blog qu'un article publié dans courrier international, a été censuré par Matin plus :"

Vendredi 25 mai, en lieu et place d'un article sur les péripéties d'un groupe de musiciens roms hongrois en France, le journal gratuit Matin + publia une page entière de publicité sur… un festival de musique.

Cet article, sélectionné, traduit et édité par Courrier International devait être publié en vertu d'un accord qui lie les deux publications, donnant à Courrier une totale liberté quant aux choix des sujets et des articles traduits.

Pendant que cette affaire est discutée avec plus ou moins du succès au plus haut niveau entre nos deux publications, et en attendant que d'autres instances s'en mêlent – ou pas –, je profite donc de mon blog pour raconter l'histoire de ce "papier" qui a tant "offensé la police française" que Vincent Bolloré, à qui appartient Matin + (Le Monde y possède 30 %), a décidé de passer à la trappe."

Sur Libération, Florent Latrive, qui publie une interview de Philippe Thureau-Dangin, directeur de la rédaction de Courrier International, remarque que cette censure arrive mal à propos : "La censure par le quotidien gratuit Matin Plus d’un article proposé par Courrier International a tout pour gêner le groupe le Monde, en pleine bataille autour de la succession de son patron Jean-Marie Colombani. Car Matin Plus est édité conjointement par le groupe de l’homme d’affaires Vincent Bolloré et le Monde, auquel appartient l’hebdomadaire Courrier International."

Concernant l'article censuré, Alexandre Levy a déclaré à Rue89 : "D’après ce que m’ont dit mes sources à l’intérieur du gratuit, il ne sera pas publié...C’est Vincent Bolloré lui-même qui aurait pris cette décision. Les responsables du Monde et de Courrier International sont visiblement très gênés."

L'article censuré, qui relate le zèle policier dont a été l'objet un groupe de musicien tziganes, finissait ainsi : "Il y a trente ans, à l'époque brejnévienne, les autorités soviétiques agissaient de manière plus démocratique que ne l'ont fait, il y a quelques jours, les fonctionnaires français de notre histoire.

En marge de cette affaire, Pascal Riché, de Rue89, qui avait publié un scoop sur Vincent Bolloré ("La preuve que, contrairement aux affirmations de Nicolas Sarkozy, Bolloré n'est pas un groupe complètement étranger aux commandes d'Etat: les vacances payées par l'industriel au nouveau président sont donc objectivement contestables."), regrette : "L'article attire du monde: 14 000 visites et 111 réactions à l'heure où ces lignes sont écrites. Quelques blogs en parlent, notamment les échos du net, mais rien dans la grande presse. Le lendemain, Radio Nova appelle: "On a annoncé votre info, mais il n'y a rien dans les journaux. On ne comprend pas." Puis, dans la soirée, une dépêche de l'AFP reprend l'information -sans citer Rue89, comme le veut la règle de courtoisie de la profession. Mais voilà, Rue89 n'est pas (encore) Le Monde ou Libération."

Sources:

Le jour où les Roms ont déchanté (et moi aussi)

Le jour où les musiciens roms ont déchanté

Philippe Thureau-Dangin (Courrier International): "Si nous n’obtenons pas de garanties, nous en tirerons les conséquences" Le directeur de la rédaction de CI considère ce cas "scandaleux" de censure comme un "avertissement"

Bolloré accusé d'avoir censuré un article mettant en cause la police

Bolloré trappe un article gênant pour la police dans Matin Plus 

Bolloré, Sarkozy et le scoop de Rue89

Avis du Comité Consultatif National d'Ethique sur la biométrie

Le Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) s'est auto-saisi sur les problèmes soulevés par le développement incontrôlé de l'usage de la biométrie, et a publié l'avis n° 98 : "Biométrie, données identifiantes et droits de l'homme" (en date du 26 avril 2007). 

"Les trois questions les plus angoissantes sont donc celles du glissement du contrôle de l'identité à celui des conduites, celle de l'interconnexion des données et leur obtention à l'insu des personnes concernées.

Le CCNE aborde les usages des puces RFID et du pass Navigo, des empreintes génétiques et du FNAEG, de la carte vitale, du passeport biométrique, ou encore la multiplication des caméras de vidéosurveillance et la géolocalisation par téléphone portable "qui, dès lors qu'elles permettent leur parfaite traçabilité, peuvent être considérées comme une mise sous surveillance constante de la liberté d'aller et venir."

"Une société qui passe de la vigilance à la surveillance met en jeu, au prétexte d'une demande croissante de sécurité collective, les libertés individuelles et le droit à l'anonymat et au secret. La collecte des données biométriques identifiantes risque de comporter une atteinte majeure à la vie privée, et pourrait donc aussi ne pas respecter l'article 8 de la convention des Droits de l'Homme qui stipule que « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale »." 

Concernant le fichage génétique, le comité affirme que "L'exigence du consentement est un élément essentiel lors de la collecte des données biométriques"  et  constate que "bien que sa nécessité pour un prélèvement d'empreintes génétiques soit prévue par l'article 16 du Code Civil ..., elle a été récemment remise en cause par une loi qui fait du refus de se soumettre à ce prélèvement un délit. C'est la notion même de consentement qui disparaît ce qui devrait normalement conduire à une plus grande prudence et une plus grande rigueur dans la pratique des prélèvements, dans l'utilisation des données identifiantes et dans leur conservation."

Le comité conclut ainsi ses recommandations : 

"Le CCNE estime indispensable la mise en oeuvre d’un réel contre-pouvoir face à la généralisation excessive de la biométrie. Pour être performants, des dispositifs capables de protéger les libertés citoyennes devraient s’appuyer sur des instances indépendantes de lutte contre d’éventuelles dérives technocratiques, économiques, policières ou politiques liées à l’exploitation des données biométriques. La CNIL, qui représente en France un exemple d’instance répondant à ces critères, devrait se voir conférer le statut et les moyens permettant de mieux garantir son efficacité et son indépendance. Ces instances devraient également être coordonnées à l’échelle européenne.

Enfin, le CCNE invite à un débat public sur la généralisation abusive du recueil de données identifiantes et leurs implications éthiques. Destiné à favoriser une prise de conscience collective sur la nature des dérives et la nécessité d'un encadrement effectif, ce débat devrait être organisé en collaboration avec d’autres comités d’éthique, de manière à lui donner la dimension internationale qui convient au traitement d’un problème touchant étroitement aux droits et à la dignité de l’homme."

 

Source:

avis n° 98 du CCNE: "Biométrie, données identifiantes et droits de l'homme"

site du Comité Consultatif National d'Ethique

 

Voir aussi:

Privacy international

Big Brother Awards

Big Brother Awards France

L'escalade de la biométrie inquiète le Comité national d'éthique

Le Comité consultatif national d'éthique met en garde contre la généralisation de la biométrie

Biométrie : le Comité d’éthique tire la sonnette d’alarme 

Alerte du Comité d'éthique sur la biométrie: Les sages réclament un encadrement plus strict de ce mode d'identification.

Biométrie: Le Comité national d'éthique met en garde sur les dangers potentiels

Le Comité d'éthique dénonce la "généralisation" de la biométrie 

02.06.2007

Jean-Paul Bolufer nommé directeur de cabinet de Christine Boutin

Le 18 mai, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant  annonçait la composition du gouvernement Fillon. Christine Boutin était nommée Ministre du logement et de la ville. La courte biographie publiée sur le portail du premier ministre indique que Mme Boutin est "Consulteur auprès du Conseil pontifical pour la famille, depuis 1995 ". La ministre affirmait le 12 avril 2007 sur son blog personnel avoir "l'immense honneur de se voir confirmer dans ses fonctions de Consulteur auprès du Conseil pontifical pour la famille  par sa Sainteté le Pape Benoit XVI" , précisant qu'elle recevait "cette confirmation comme un signe, alors que le candidat de la droite républicaine a explicitement revendiqué son admiration pour Jean-Paul II et s'est prévalu de l'héritage chrétien de l'Europe."

Le 29mai, le site du premier ministre annonçait la nomination de son  Directeur du cabinet : Jean-Paul BOLUFER (J.O.26-05-2007)

Une biographie de Jean-Paul Bolufer, tirée d'une note du réseau Voltaire est disponible sur 'le réveil des marmottes':

"Né le 5 novembre 1946 à Alger, Jean-Paul Bolufer est ancien élève de l'ENA (promotion "Simone Weil"). Très proche de Jean Ousset, il adhéra à la Cité catholique et milita pendant ses études au Comité étudiant pour les libertés universitaires (CELU) aux côtés de Francis Bergeron. Il participa dans ce mouvement d'une part à une méchante campagne contre l'IVG, comprenant la diffusion de matériel injurieux à l'égard de Simone Veil, et d'autre part à la publication de la revue L'Université libre. De 1974 à 1977, il fut chargé de mission au SGDN où il prolongea la croisade "antisubversive" que Jean Ousset avait commencée en Algérie. En 1977, le CELU fusionna avec un groupe lyonnais sous la dénomination Club de l'astrolabe. Dans le souci de coller au plus près des combats locaux, le Club de l'astrolabe poursuivit essentiellement ses activités à Lyon et Jean-Paul Bolufer créa à Paris, en 1980, le Cercle de la Cité, dont il fut président. Dans la même période, il rejoignit le cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris (1979-86 et 1988-89) tout en étant secrétaire général de la Fondation Claude-Pompidou (1980-89).

En 1983, il publia avec le président du Club de l'astrolabe, Michel Delsol (beau-père de Charles Millon), un Projet pour la France : construire nos communautés (éd. Le Livre Essor). La jaquette de l'ouvrage précise : "En cherchant à rompre le rythme cadencé de la droite et de la gauche, Projet pour la France propose la voie d'un vrai rassemblement conçu à partir des communautés de destins, dans lesquelles des hommes et des femmes naissent, travaillent et vivent". En d'autres termes, les auteurs entendent mettre un terme au processus démocratique d'alternance et instaurer un ordre fasciste, au sens exact du terme, fondé sur la Famille, le Travail et la Patrie. À titre d'exemple, on trouve au chapitre III, intitulé "Famille d'abord", la proposition suivante : établir un "Code des libertés familiales, qui outre les prestations accordées aux familles, comporterait la création d'une nouvelle catégorie de délits et de peines contre toutes les atteintes morales et physiques aux familles [IVG, homosexualité, etc. - Ndlr]. On ne saurait aujourd'hui protéger l'intégrité de celles-ci qu'à ce prix. Le Code des libertés familiales prévoirait aussi la représentation des familles au sein de véritables Chambres des familles qui exerceraient des fonctions de proposition auprès des pouvoirs publics et veilleraient à ce que les médias non seulement ne portent pas atteinte aux principes familiaux mais permettent vraiment l'expression et l'information des familles". En annexe du livre, un texte intitulé "L'autoprotection sociale" propose la liquidation de la Sécurité sociale et la mise en place de "retraites à capitalisation familiale", c'est-à-dire subordonnées au nombre d'enfants que l'on a élevés.

Pendant la première cohabitation, il dirigea le cabinet de Lucette Michaux-Chevry au secrétariat d'État chargé de la Francophonie (1986-88). Il fut également directeur de cabinet du président du conseil général Midi-Pyrénées, Marc Censi (1989-96), poste où il surprit aussi bien en soutenant l'implantation en France d'une secte d'extrême droite sud-africaine, la mission Kwasizabantu, qu'en pétitionnant son soutien à S. S. Jean-Paul II. Enfin, il fut directeur de cabinet du préfet de la région Île-de-France, le pasquaïen Joël Thoraval (1996-97), tout en continuant à militer à la Cité catholique, devenue Office international, puis ICTUS, sous la présidence de maître Jacques Trémollet de Villers. Il y a développé une théorie de l'infiltration en milieu socialiste et assuré la formation de cadres politiques.

Selon nos informations, Jean-Paul Bolufer est un "proche" de l'Opus Dei." 

Sources:

scan du courrier de Benedictus XVI à l'attention de Christinam Boutin

L'OPUS DEI selon d'autres sources : La garde blanche du Pape

Voir aussi:

Christine Boutin nomme un directeur de cabinet formé par l'intégriste Cité catholique : Jean-Paul Bolufer

Second life : Familles de France publie un communiqué

Familles de France vient de publier un communiqué sur son site, expliquant sa démarche vis à vis du monde virtuel Second life :

"de véritables photos et vidéos pornographiques en libre accès placardent certaines régions. Les utilisateurs ont la possibilité de mimer des rapports sexuels, allant même jusqu’à des scènes de viol, de bondage, de zoophilie et de scatophilie."

"Familles de France ne peut accepter que la publicité pour le tabac, l’alcool ou la drogue ne subisse aucune restriction légale, de même que l’utilisation des machines à sous virtuelles, des jeux de loto et de loterie.
Familles de France demande un contrôle sur les casinos virtuels puisque que de l’argent bien réel y est dépensé.
Ces dérives, si elles ne concernaient que des « adultes consentants » poseraient des problèmes limités à une simple question d’éthique, mais, étant donné que des mineurs peuvent avoir accès au site sans limite, la question devient plus importante.
Aussi, Familles de France réclame des mesures techniques efficaces de protection afin que des contrôles soient mis en place pour empêcher l’accès à ces dérives par les mineurs
.

Giuseppe de Martino, Président de l'Association des Fournisseurs d'Accès (AFA), avait pour sa part déclaré à Libération :
"Nous sommes le seul pays qui fournit l'accès gratuit à un outil de contrôle parental pour  filtrer les contenus. Et pour Second Life, cela marche bien."

Familles de France a assigné en référé Linden Labs, éditeur et hébergeur de second life, ainsi que les FAI: une audience aura lieu au Tribunal de grande instance de Paris le 18 juin.

Sources:

Communiqué Familles de France

Communiqué Familles de France version pdf 

Libération : Familles de France attaque Second Life

Voir aussi:

Communiqué de la Ligue odebi 

Familles de France vs Second Life : La Ligue odebi réagit

Les poursuites lancées par l'association contre Second life on fait réagir la Ligue odebi, qui avait dévoilé il y a quelques temps un décret qui devait instituer une commission nationale de déontologie. La Ligue odebi a publié le communiqué suivant :

"

Familles de France poursuit le monde virtuel "second life" créé par Linden Labs, et des fournisseurs d'accès français, car elle estime que les enfants ne devraient pas y avoir accès. Selon le quotidien Libération :"Famille de France demande donc que l'on débranche l'accès à Second Life."[1]

Aucune démocratie n'a demandé la fermeture ou le filtrage par les FAI de second life.

La Ligue rappelle aux membres de cette association qu'ils sont eux-mêmes responsables de leurs enfants, et qu'il leur revient d'assumer entièrement leur rôle de parent, en particulier en accompagnant leurs enfants dans la découverte du Net, au lieu de se défausser de leur rôle sur une décision de justice.

La Ligue n'est pas étonnée par cette action qui intervient juste après l'élection de Nicolas Sarkozy : l'offensive moralisatrice avait déjà commencé juste avant cette élection avec la tentative de création par le gouvernement français d'une commission nationale de déontologie du Net [2]. Cette tentative était appuyée par l'Elysée.

Odebi n'acceptera jamais que quiconque tente d'imposer un ordre moral sur le net : aucune attaque ne restera sans réplique.

[1] Familles de France attaque Second Life Familles de France poursuit "Second Life" et les FAI

Familles de France veut faire fermer Second Life

Chasse aux sorcière virtuelles : Familles de France contre Second Life Familles de France attaque Second Life

Pas de Second Life pour Familles de France

Familles de France veut faire interdire Second Life en France

[2] Communiqué Odebi 07-02-2007 : Projet de décret “créant la Commission nationale de déontologie des services de communication au public en ligne”

Projet de commission de déontologie du net : L’APRIL dénonce “un gigantesque retour en arrière”

IRIS dénonce à son tour le projet de commission de déontologie du net

Reporters sans frontières réagit au projet de Commission de déontologie du net EDRI : “Towards a committee for French on-line services regulation ?”… une perspective décapante.

Chronologie du triptyque /CND/Label Presse/”Happy slapping”

01.06.2007

Familles de France veut faire fermer Second Life

L'association a assigné en référé l'éditeur et hébergeur de second life, ainsi que des FAI français, en raison des contenus inadaptés aux mineurs qui sont accessibles sur second life. Pour le président de l'association de FAI français : "Nous sommes le seul pays qui fournit l'accès gratuit à un outil de contrôle parental pour  filtrer les contenus. Et pour Second Life, cela marche bien".

Mais libération indique que cela ne suffit pas à Familles de France :"Familles de France sort le bazooka et demande le verrouillage en France de l'accès des mineurs au site. Mais pas plus Free, Neuf ou Orange, tous visés, ne savent faire le tri chez les internautes. Famille de France demande donc que l'on débranche l'accès à  Second Life, privant du jeu, plusieurs centaines de milliers de français (7 millions d'utilisateurs dans le monde).

 

Sources:

Familles de France attaque en justice le monde virtuel en raison de ses contenus jugés sulfureux • L'association entend verrouiller complètement l'accès au site.

Familles de France poursuit "Second Life" et les FAI

Reporters sans frontières : Familles de France attaque Second Life

Familles de France s'attaque «aux dérives» de Second Live 

voir aussi:

familles de france un acteur important du lobby de l’ordre moral 

Familles de France. Les cathos intégristes invités à l'école

Jeux vidéo : création du label "Familles de France"

Parole d’évangile

La triste réalité

Apple inscrit des données personnelles dans les morceaux de musique achetés

Apple propose désormais le service iTunes plus, qui permet d'acheter de la musique sans DRM. Damien Bancal révèle sur 01net que les morceaux achetés comportent des données personnelles :nom, prénom, email : " Avec un simple logiciel éditeur hexadécimal... il devient possible, en deux clics de souris, d'accéder à ces informations. Inscrites dans le code informatique du fichier musical, elles sont visibles, en clair, sans aucune protection, ni chiffrement. Si l'internaute qui a acheté ce morceau de musique le transfère à un ami , ce dernier pourra donc visualiser ces données.
Et si le fichier se retrouve par la suite sur des réseaux de peer to peer - chose possible puisqu'il n'y a plus de verrou -, n'importe qui pourra connaître la personne qui a acquis ce titre à l'origine.

 

Sources :

iTunes Plus : la musique sans verrou mais avec votre identité 

iTunes : des morceaux sans DRM, mais pas sans traces

La musique sans DRM d'Apple a un goût de poison

 

Des journalistes dénoncent des pressions de Rachida Dati sur Paris-Match

La Société des journalistes (SDJ) de Paris-Match a dénoncé des pressions exercées par la nouvelle Garde des sceaux dans le but d'empêcher la publication de photos d'enfance, alors que son père avait autorisé leur publication : "Au terme de longues tractations, l'article a été maintenu mais vous ne verrez pas dans notre prochaine édition ces banales photos de famille, Et ce bien qu'une partie d'entre elles ait déjà été montrée dans un documentaire diffusé sur la chaîne marocaine 2M. Les photographies publiées sont celles qui ont été sélectionnées par la Chancellerie."

 

Sources :

Des "pressions" exercées par Rachida Dati

Préavis de grève dans les rédactions de Lagardère

Le PS s'émeut à nouveau des liens entre Sarkozy et Lagardère

Crise d'EADS, malaise dans ses médias: Lagardère traverse une période troublée

Controverse : géolocalisation des enfants

Car Telematics propose " Kiditel" un téléphone-GPS destiné à géolocaliser les enfants : Un bouton "panic" leur permet de déclencher l'envoi d'un sms aux parents, qui peuvent alors rappeler le Kiditel (qui peut recevoir des appels téléphoniques). Sur son site, Car Telematics indique que "à partir d'une simple connexion à internet, les parents peuvent connaître le parcours de leurs enfants en consultant l'historique des positions géographiques du Kiditel."

Agir pour l'Environnement et Priartém s'opposent dans un communiqué à la commercialisation de se dispositif, dont les rayonnements électromagnétiques pourraient nuire à la santé des enfants.

Spécialiste de la géolocalisation, la société propose différents services, comme la géolocalisation de flottes de véhicules. Des témoignages de clients présentent l'intérêt de ce type de services. Exemple : "La cliente subit fréquemment des problèmes de kilométrage privé lié à ses véhicules.Justifier également de la présence chez ses clients est nécessaire au quotidien.La cliente précise que la géolocation chez Car Telematics lui a apportée : " La preuve du temps passé chez les clients "

Sources:

Car Telematics

Communiqué Agir pour l'Environnement /Priartém

Lancement controversé d'un mobile GPS pour enfants

Un mouchard high tech pour enfants fait polémique

Un mobile GPS pour surveiller les enfants crée la polémique

 

27.05.2007

Fichage ADN : procès le 6 juin pour collage d'affiche et refus de prélèvement

Alexandre Grué sera jugé le 6 juin au TGI de Rouen pour collage d'affiche et refus de prélèvement ADN. Placé en garde à vue à la suite des dernières manifestations à Rouen, il avait refusé, comme la loi le lui autorise, un prélèvement biologique destiné à ficher son empreinte génétique dans le FNAEG (fichier national des empreintes génétiques). 

La Loi permet en effet de refuser ce prélèvement. Mais ce refus est aussi un délit passible de 15.000 euros d'amende et un an de prison. Il semble légitime de s'interroger sur la cohérence de la loi.

Le refus de ces prélèvements s'étend et s'organise.  Un site de soutien à Alexandre Grué vient de s'ouvrir : http://refusadnrouen.over-blog.fr

Sources:

ADN : Alexandre au tribunal de Rouen le 6 juin
Soutenons Alexandre, qui refuse le fichage ADN
ADN : Alexandre au tribunal de Rouen le 6 juin.

voir aussi:

les mineurs pris dans la folie du fichage

Du fichage génétique des enfants 

 
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